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 Mathilde Baudelaire... Elle est calme, elle est douce, elle est sadique.

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Mathilde Baudelaire
Admin | Couleurs argentées sont cachées dans la mer.

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Possession de l'esprit : 14/10/2009
Localisation : Planquée dans ton dos, le souffle brûlant contre ta nuque, un poignard à la main.

& the past & the future !
Relations:

MessageSujet: Mathilde Baudelaire... Elle est calme, elle est douce, elle est sadique.   Sam 17 Oct - 17:34

I - Je suis quelqu'un, j'ignore qui,
mais ce n'était rien d'autre qu'un passage dans la vie d'un être tremblant...

    Je suis un corps.


    (c) Misery Angel.


    Like a Star @ heaven Nom : Baudelaire.

    Like a Star @ heaven Prénom : Mathilde, Suzanne, Prune.

    Like a Star @ heaven Surnom : Math par ses amis, ou Didylle par son père avant que la mort ne l’emporte. Les gens l'appellent Prune dans la résistance, car tous ont un surnom étrange, et personne ne connaît son troisième prénom... Autrement dit, c'était tout trouvé ! Bien évidemment, seuls les résistants l’appellent Prune, ou bien Capitaine Prune, et les autres ne sont pas au courant. C’est comme un code. Sinon, son équipage et la plupart des gens de l’extérieur l’appellent Capitaine tout court.

    Like a Star @ heaven Âge : 22 printemps aux dernières nouvelles.

    Like a Star @ heaven Date de naissance : 17/09/1987.

    Like a Star @ heaven Métier : Étudiante en fac, elle suivait les programmes avancés en histoire et en mathématiques. Comment faisait-elle ? Bonne question. Mais depuis l'arrivée des esprits sur la terre, elle a repris l'ancien travail de son père : être capitaine de voilier. Elle se débrouille à merveille puisqu'elle a appris à naviguer avant même de savoir marcher. C’est aussi simple pour elle que de boire ou de manger…

    Like a Star @ heaven Sexualité : Bisexuelle, naturellement. Elle n'a rencontré que des hommes jusqu'à aujourd'hui, dans sa vie comme dans son lit, mais pourquoi pas une fille, après tout ? Mathilde n’y a jamais vraiment pensé, ce n’est pas dans ses priorités principales ces derniers-temps, disons. Et même si elle reluque plus facilement les hommes, elle n’est pas contre un coup de foudre… Qui vivra verra ?

    Like a Star @ heaven Phobies : N'avoir aucun but, aucun objectif. Être perdue. Mathilde est capable de plein de choses, et même parfois incroyables, mais il lui faut une arrivée. Quand elle avance dans le vide sans savoir sur quoi tomber, elle est pas mal stressée aussi. Par déduction de tout ceci, on peut dire qu'elle flippe du noir et de l'inconnu...

    Like a Star @ heaven Passions : La mer, l'eau, l'océan avant toute chose. Et ensuite... Se battre pour une cause importante, agir, réagir. S'activer. Mathilde adore par-dessus tout se sentir utile à quelque chose, et ne pas observer bêtement les déroulements. Elle doit en faire partie, pour être tout à fait bien dans sa peau. Et bizarrement, elle se sort extrêmement bien des périls posés sur sa route. Peut-être cela la booste-t-elle ou bien renforce-t-il son sentiment d'être capable de beaucoup ?

    Like a Star @ heaven Célébrité de l'avatar : Camilla Belle.


II - J'aurais pu vivre, j'aurais pu mourir,
à la place je me suis condamnée dans mon propre corps sans savoir quand en sortir...

    Je suis un esprit.


    (c) Illusion-exotic.


    Like a Star @ heaven Esprit vagabond : Cléopâtre VII. Si vous vous demandez laquelle, dites-vous que c'est celle que vous connaissez, on ne va pas s’enfoncer dans les détails s’il y en a eu d’autres... C’est… La Cléopâtre.

    Like a Star @ heaven Période d'existence : [ Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven ] Antiquité [] Âge de pierre [] Moyen-âge [] Renaissance [] Époque contemporaine [] Futur.

    Like a Star @ heaven Titre de l'esprit : Reine d'Egypte.


III - J'habite le corps d'un esprit malade,
ses propos fiévreux sont douteux, mais est-il dangereux ?

    Je suis une pensée.


    (c) Misery Angel.


    Like a Star @ heaven Histoire : Je suis née il n'y a pas si longtemps que ça. J'étais encore un nourrisson il y a à peine 22 ans. Un rien, n'est-ce pas ? J'ai grandi en Bretagne, à Port Guirec, où mon père avait deux bateaux : Le Belladona, un voilier fantastique qu'il avait conservé comme œuvre d'art et trafiqué de manière à ce qu'il soit muni de tout, et Le Santa Maria, un bateau de pêche. Je sais naviguer depuis que je sais marcher, et je dirais même depuis avant, puisque ma mère naviguait lorsque je me trouvais dans son ventre. Le roulis de la mer est pour moi une habitude, quelque chose de familier. Je n'ai pas le mal de mer, j'ai plutôt le mal de terre. Petite, quand j'allais à l'école primaire, rester assise sur ma chaise toute la journée sans sentir le mouvement des vagues sous mes pieds, ça me terrifiait. Et puis... on grandit. J'ai grandi, disons. J'ai été une petite fille sage et calme, le genre d'enfant que tout le monde aimerait avoir en quelque sorte, mais j'étais trop calme, et trop sage. Je savais parler depuis très longtemps que je ne disais que le minimum vital. Je n'aimais pas gaspiller ma salive et mes paroles pour rien. Mes parents l'ont d'ailleurs rapidement compris, puisque je tenais cette particularité d'eux, dans mes gênes. A nous trois, nous étions une drôle de famille. Nous parlions à la mer, aux oiseaux, aux vents. Les mots étaient des choses bien trop compliquées, alors que des regards suffisaient parfois amplement. Nous l'avions compris. En général, à l'école et même après au collège ou au lycée, je n'avais pas beaucoup d'amis. Je passais mon temps à parcourir des mers et des océans en furie, dans les livres que je lisais, car j'ai toujours beaucoup aimé la lecture. C'était elle, ou la mer, et des fois j'avais les deux en même temps. C'était dans ces moments que l'on pouvait vraiment savoir qui j'étais, qui je suis toujours. Les deux personnes les plus importantes de ma vie, mes amis étranges disons, c'étaient mes parents. Je n'avais jamais aucune copine à ramener à la maison, mais quand j'en ai eu une pour la première fois à ma rentrée en 6ième, elle s'est dit que j'avais une famille "trop cool". Ce n'était pas ainsi exactement que je le voyais, mais passons. Mes parents, un couple de pêcheurs tranquilles, n'ont pas vécu très longtemps, mais assez pour fêter mon dix-neuvième anniversaire. Après, ils sont morts en mer sur Le Santa Maria, j'ignore comment. J'ai beaucoup souffert de cette perte, mais contrairement à certaines personnes qui ont rejeté la faute sur l'océan, j'ai plutôt jaugé le bateau en lui-même fautif. Pour moi, il n'était pas fiable. A partir de ce jour, j'ai hérité de toute leur fortune, étant fille unique, et ce n'était pas rien, malgré leur apparente pauvreté : un voilier goélette, Le Belladona, et une maison de campagne miteuse dont le terrain valait des millions. Je n'ai rien vendu, mais j'ai préféré tout déserté et m'installer dans la capitale. J'ai appris à me passer de la mer, à me passer des embruns et des marées, je suis partie vivre définitivement à Paris. Mon idée, c'était d'oublier les bateaux. pas la mer, mais les moyens d'y accéder... J'ai étudié un peu de tout pour passer le temps, et pour oublier la douleur j'ai pris le maximum d'options. J'ai tout vu, ou presque. J'ai travaillé comme une folle, négligeant ma vie personnelle. Je passais mes journées entières et mes nuits à étudier, sans relâche. Pas une seule fois je ne suis allée en discothèque, ou même chez des amis. Je n'avais pas d'amis à proprement parler, d'ailleurs. Juste de vagues connaissances qui vous disent bonjour le matin et au revoir le soir sans même songer à vous rejoindre lorsque vous êtes seul assis à la cafétéria. Et ça ne m'a pas apporté grand chose, je dois l'avouer. Ma vie était restée en Bretagne, je n'avais pris pour seul bagage que ma cervelle, pas mon cœur. Hélas, je ne m'en suis pas rendue compte tout de suite.

    Like a Star @ heaven Caractère : Je suis une fille très indépendante. Mis à part des eaux profondes, je n'ai besoin de personne pour me débrouiller. Je pourrais être abandonnée sur une île déserte que j'arriverais sûrement à m'organiser seule. Je suis, en plus d'être débrouillarde et autonome, très autoritaire en société. Quand ça ne tourne pas rond, que ce n'est pas assez rapide, pas assez bien fait, où que j'estime être sollicitée, je rajoute aussitôt mon grain de sel et donne des ordres. Ce n'est pas toujours très bien pris par les autres, n'empêche qu'après ça va beaucoup mieux, et c'est la seule raison qui les retient tous de m'envoyer balader. Ils savent que, malgré mon caractère de chef, mon caractère fort et sans réplique, je suis une assez bonne meneuse. Mes directives, brèves et sans contradictions, leur permettent toujours de bons résultats, car je suis douée d'une assez bonne logique, je dois l'avouer, et ce sans me vanter. Par contre, même si je suis très chef dans l'âme, je ne suis pas insensible, et les situations désagréables des autres m'ont toujours énormément touchée. Dans les romans, il y a souvent le chef, et avec lui, la femme sensible qui lui ouvre les yeux sur le monde. Moi, étrangement, je suis les deux. Je suis à la fois rigide et souple, à la fois sévère et attendrie. C'est ce qui fait de moi une des femmes les plus lunatiques de la terre, j'en mettrai ma main à couper tellement j'en suis sûre. Je ne passe pas du coq à l'âne dans mes propos et ne change pas de sujet rapidement, mais en revanche dans mes émotions et mes sentiments, je suis perdue. Tout est embrouillé, mélangé, mêlé. Je ne sais jamais comment réagir à certaines choses car mon subconscient réagit avant moi, et de plusieurs façons différentes. Quand j'ai mal et souffre, je rigole à n'en plus pouvoir respirer ; quand je suis heureuse et sans soucis, je pleure toutes les larmes de mon corps. C'est bizarre, n'est-ce pas ? Je ne comprends pas vraiment pourquoi tout cloche chez moi ainsi. Mais je n'y peux rien. A part ceci, je suis aussi très compréhensive et ce que m’expliquent les autres est généralement perçu par mes sens de la manière voulue. Mes parents appelaient ça une oreille attentive... Je ne suis pas très douée pour ce qui est du tact, je fais très souvent des gaffes, mais je m'en veux terriblement après. Je me dis que je devrais tourner 7 fois ma langue dans ma bouche avant de parler mais parfois c'est plus fort que moi, les sons s'échappent de mes lèvres sans que je ne puisse les retenir. Ça arrive régulièrement lorsque je suis énervée ou fatiguée du brouhaha des autres, autrement dit assez souvent. La seule chose qui m'apaise, c'est le bruit calme et reposant de l'écume contre la poupe du bateau, les vagues contre la coque. C'est un bruit magnifique qui me contrôle entièrement, et je suis bien plus réfléchie dans la cabine de mon voilier goélette que sur la terre ferme où mes pensées sont confuses. Sinon je suis aussi très rancunière et les gens qui m'ont fait du mal une fois, même si je leur pardonne au bout d'un moment, je n'oublie jamais ce qu'ils ont fait et l'amertume qui se lit dans ma voix est toujours hautement perceptible. Si moi n'aie qu'une seule parole et réalise toujours sans faillir les promesses que j'ai faites, je ne supporte pas qu'il n'en soit pas de même des autres envers moi.

    Like a Star @ heaven Physique : Je ne suis pas gigantesque mais pas petite non plus, assez fière de mon mètre 72, et ne suis pas non plus très épaisse quoique pourvue de formes bien visibles. Je suis brune, au soleil mes cheveux paraissant presque blonds, et je ne peux pas nier qu'ils sont plutôt longs, car je les préfère quand ils peuvent cacher mon visage. Je suis une fille comme les autres, pas belle mais jolie, pas laide mais correcte. Je conçois tout à fait l'idée que je puisse plaire aux hommes, non sans leur faire tourner la tête ou les nourrir de fantasmes incroyables. Je ne hante pas l'esprit des femmes pour qu'elles me ressemblent, ni même celui des hommes pour qu'ils me désirent. Je suis un peu de cette fille là-bas qui traverse, un peu de celle qui l'attend, un peu de toutes les filles qui passent, je ne suis pas mémorable. Je suis juste une fille comme ça, que certains commenteront d'un regard ou que d'autres ignoreront. J'ai les yeux auburn, ce qui me plaît assez car ils ne sont ni trop foncés ni trop clairs, et je possède un regard plutôt profond. Ce qui, cela va s'en dire, est ressorti de la bouche de mes parents et de tous mes anciens petits amis. Comme quoi, ils ne devaient pas me trouver d'autres qualités ? J'ai des lèvres pleines mais toujours sèches car brisées par le vent, et je déteste à la perfection les sticks gras. Mes parents ont bien essayé de m'y mettre toute petite, je n'ai jamais cédé, et les rouges à lèvres ou autres gloss moisissent encore dans mes tiroirs à Port Guirec. Je parais être une frêle jeune fille, mais je suis assez forte, en parlant sport, car je suis capable de la même quantité de travail que les marins que j'emploie aujourd'hui. D'ailleurs, certains ne sont tellement pas doués que je fais le double du boulot à leur place. Je suis souple, d'accord, et j'ai une large mâchoire qui me donne des airs de fille espagnole... C'est que mes grands-parents étaient portugais, et qu'à leur mort mes parents sont arrivés en Bretagne où j'ai bien blanchi.

    Like a Star @ heaven Avis et songes : Je ne m'y attendais pas. Je sortais de la fac, j'avais eu mathématiques juste avant, et il faut dire que les chiffres, les racines et les formules dansaient encore devant mes yeux fatigués. Je marchais tranquillement, pas pressée pour deux sous de rejoindre mon studio miteux dans lequel j'allais m'enfermer avec mes révisions jusqu'au lendemain matin, et flânais le regard vide sous les platanes d'une grande avenue. J'étais paisible, sereine, et si jamais je m'étais attendue à ça, je pense que je n'aurais pas autant trainé. Mais je n'étais pas au courant, personne ne l'était d'ailleurs. Et puis, tout d'un coup, aussi soudain qu'une tempête qui se déclenche en pleine mer, j'ai vu le ciel s'assombrir, devenir noir. Qui avait éteint la lumière ? Était-ce une éclipse dont j'ignorais l'arrivée, moi qui avait raté les informations du JT la veille ? Cela semblait peu probable, puisque sinon tous les étudiants de la fac en auraient parlé avec ardeur et entrain. Non, ce n'était pas le phénomène des planètes. C'était autre chose. Mais quoi ? Et c'est là que le ciel a perdu sa noirceur pour laisser passer, en flot continu, une immensité argentée et pâle qui s'évanouissait aux quatre coins du monde. Qu'était-ce ? En y regardant bien, cette masse était en fait l'assemblage de plusieurs morceaux et ces morceaux avaient étrangement... une forme quasi-humaine. Humaine tout court. Mais ces choses étaient des millions, des milliards ! Ils étaient tant et tant que la population mondiale se retrouva étouffée dessous, j'en suis certaine, pareil que là où j'étais. La rue dans laquelle je me trouvais, seule avec un couple de vieux ébahis, croulait sous le poids de ces centaines de corps argentés tombant des nuages. Je voyais ces corps étranges se déformer, se pousser... crier ? Ainsi donc les bruits perçants semblables à des ultrasons, c'était eux ? Inimaginable. Je devenais folle. Et pourtant... Parmi la foule confuse et embrouillée des hommes argentés volant au-dessus de moi, un seul a une l'idée de s'approcher plus près encore de mon visage, de ma peau, de moi... J'ai senti toutes mes forces me quitter, je devenais étrangement froide, et là... ce fut le déchirement. Je ne contrôlais plus rien. Je vis mes mains s'actionner sans que je leur en donne l'ordre, et quand je voulus les ramener près de moi, j'en fus tout simplement et bêtement incapable. Je ne maîtrisais plus rien de mon corps. Je sentais que, si je fournissais une quantité énorme d'énergie, comme celle que l'on donne pour porter un poids de 50 kg, j'arriverais probablement à lever le petit orteil de 3mm. Cette sensation était-elle normale, et pourquoi ? Et à ce moment, une autre présence m'a rejointe dans ma tête, comme si quelqu'un d'autre avait d'abord pris possession de mes membres avant de venir hanter ma tête? Comme si j'étais... possédée ? C'était effectivement le cas, mais je ne voulais pas y croire. C'était tout bonnement impossible. J'avais lu bien trop de livres incroyables, mais ce qui se déroulait ne pouvait être la même chose que dans mes bouquins ! Et, comme si mes pensées étaient devenues paroles, j'ai senti les pensées de ce nouvel être se transformer de la même manière. Partagions-nous la même tête et les mêmes songes, désormais ? Pouvions-nous parler, comme une homme avec sa conscience ? Et pourquoi cette chose avait-elle mon corps et pas moi ?


IV - Je ne suis pas un monstre, je viens juste d'ailleurs
est-ce pour cette raison qu'on veut mon âme, mes pensées, mon départ ?

    Je suis un souvenir.


    (c) Illusion-exotic.


    Like a Star @ heaven Histoire rapide : Cléopâtre est une Reine d'Egypte, la dernière parait-il, qui fut célèbre par sa beauté. Elle captiva tout d'abord César, puis ce fut Antoine qui se perdit dans les filets de l'amour lorsqu'elle le séduisit. Elle mourut après la défaite de ce-dit Antoine à Actium, en l'an 30 avant Jésus Christ. Dire qu'elle mourut est bien grand mot, en réalité elle se suicida. Elle empoisonna en premier une dague qu'elle s'enfonça dans l'abdomen, puis, pour plus de sûreté, demanda à recevoir un panier contenant deux aspics cachés sous des fruits et des feuilles. Elle voulait mourir et ne désirait pas prendre peur à la vue des serpents mortels. Aussi elle reçut le panier et, dans un dernier élan de vie innocente, elle plongea la main au milieu des aspics qui la piquèrent. D'après Blaise Pascal, Cléopâtre est une femme au nez remarquable, et comme il dit : s'il eût été plus court, il eût changé la face du monde...

    Like a Star @ heaven Réaction sur le coup : Je ne saisis pas ce qui se passe. Je plane, dans l'apesanteur, je ne suis rien, et les dieux que je vénère ne semblent pas m'avoir offert la seconde vie promise. Peut-être n'aurais-je pas dû volontairement mettre fin à mes jours et il m'aurait donné ce dont je désirais plus que tout... Mon âme devait-être trop lourde. Et puis là, alors je ne pense plus à rien depuis près de deux millénaires, voilà qu'on me réveille, qu'on me secoue, et que dans une cascade de corps transis semblables au mien, nous tombons vers la Terre. Celle que nous avons quitté en même temps que nos corps palpables. Et que sont toutes ces choses qui bourdonnent en-dessous de nous ? Je l'ignore. Je vois quelque chose, comme un conduit, un chemin fermé de pierres grises et étranges. Autour de moi, les autres morts crient à n'en plus finir. L'atmosphère fait mal, elle ronge, elle brûle, l'air nous étouffe. En dessous de nous, trois faibles corps qui palpitent... qui palpitent ? Ils vivent donc, eux ? Je m'approche des corps, il y a deux vieilles personnes qui tremblent et une femme, jeune, qui pleure et ne semble pas s'en rendre compte. Pourquoi les larmes coulent-elles sur ses joues ? Puisqu'elle-même l'ignore, comment le saurais-je ? Je m'approche encore, je souffre du vent qui m'oxyde, j'ai mal, mais sans doute a-t-elle mal aussi ? Je veux la consoler... Et puis je ne comprends pas. Quand je la touche, je deviens elle, et je n'arrive plus à me séparer d'elle. Deux morceaux de moi sont séparés, je ne peux plus partir ! Alors je n'ai pas d'alternative, un seul choix qui sonne comme une obligation : je dois être en elle. Je me pose à sa place, et son corps m'enveloppe. Mon cœur bat au rythme du sien. Son cœur devient le mien. Je vis... Je vis ! Je ne suis plus morte, non, cette fois... Ô mes dieux, je vis ! Est-ce cette seconde vie que vous m'accordez ? Est-ce la porte de l'éternité que vous m'ouvrez ? Mais je ne comprends pas... Quel est ce monde ? J'ouvre et déplie mes doigts, ses doigts à elle qui sont désormais les miens, et je sens que quelque chose cloche. Ce n'est pas normal. J'ouvre les yeux qu'elle avait gardé ouverts, mais qui me semblaient clos, et plus aucun corps argenté comme le mien ne vole au-dessus de moi, d'elle, de nous. Plus personne. Je vois les deux vieux d'à côté se redresser comme s'ils étaient tombés à terre, et regarder leurs mains comme j'observe moi-même les miennes. Je doute. Pourtant, le corps chaud qui m'enveloppe me protège de cet air destructeur, ce même air qui cinq minutes plus tôt me rongeait et qui maintenant caresse ma nouvelle peau blanche. Que fais-je ici ? J'intègre aussitôt pleinement la tête de mon... hôte, et je sens qu'elle vit encore. Elle est toujours là. Je la ressens frustrée de ne plus pouvoir bouger son propre corps, mais effrayée aussi de me sentit parmi elle. Pourquoi les dieux m'ont-ils fait subir un pareil châtiment ? Qu'ai-je donc fait pour m'attirer la haine d'une malheureuse jeune femme, lui voler son corps ? Je ne l'ai pas voulu ! Par pitié, qu'elle ne m'en veuille pas, par pitié qu'elle ne me rejette pas ! Si elle arrive à se débarrasser de moi, j'ignore de quelle manière mais sait-on jamais, je retrouverai l'acide brûlant et toxique de l'atmosphère sur les faibles contours de mon âme... Pitié ! Moi, Reine d'Egypte, je réclame sa pitié ! Où donc ai-je la tête ? A ma survie peut-être, à moi qui suis morte... Et là je comprends. C'est comme une étincelle dans ma tête, une réaction qui saute aux yeux. Bon sang, quelque chose s'est cassé là haut dans les cieux, et désormais les âmes des morts hantent le corps des vivants ! Et la décor précédent, qui semblait gris, fade, sale, ressemble désormais à la ville d'Athènes que je connais, la ville dont César déjà m'avait parlé... Une grande ville, chez les Grecs. Les murs des temples sont blancs, mais les statues de leurs dieux sont colorées et vives. C'est si beau. Ainsi donc, les bâtiments aussi ont changé, comme les hommes, au moment où nous les morts sommes apparus ? Je comprends, certes, mais ne saisis pas. Qu'a-t-il bien put se passer pour que la situation actuelle soit si grave ? J'ai peur.

    Like a Star @ heaven Adaptation :* Qui es-tu, me suis-je permis d'oser dire à ma propre tête, comme si les pensées que j'avais étaient des paroles en écho. Qui es-tu donc ? J’ai senti qu'elle tremblait même si ce n'était pas physique.
    - Je suis celle que tu n'es pas. Regarde dans mes souvenirs, tu trouveras, comme moi j'ai trouvé qui tu étais.
    - Elle n'avait pas tort. J'ai senti ses pensées lourdes, si lourdes, m’attirer dans un puits sans fond, sans fin. Désormais, nous partagions plus qu’un corps, qu’une tête, nous partagions une vie. Des souvenirs. Mais que peux-tu savoir, toi qui as eu une existence si étrange ? n’ai-je pu m’empêcher de lui demander.
    - Cleopatra. Je le sais, c’est tout. Tu parles une langue qui m’est inconnue et singulière… D’où viens-tu ? De quel droit possèdes-tu mes facultés ? Pourquoi donc connais-tu le français, toi qui est morte il y a bien longtemps ?
    - D’où je viens, je n’en sais rien. Ce que je fais ici, idem. Pourquoi je te comprends, c’est un mystère. Excuse-moi, humble jeune femme, de ma présence, je ne voulais pas, tu sais, mais les dieux m’ont poussé à toi sans que je ne puisse les en empêcher.
    - Je ne crois pas en tes dieux, Cléopâtre. Ils sont morts depuis deux mille ans. Ou presque. Ils ne sont rien pour moi ; je veux que tu quittes mon corps et ma tête. Est-ce clair ?
    - Je ne peux pas ! J’ignore comment faire. Regarde, j’avance, personne ne me retient, et pourtant tu suis mes pas. Ce n’est pas moi, c’est toi qui me colles. Contre ta volonté, j’en suis certaine, mais je n’y peux rien. Ton monde s’est détraqué… Mathilde ? C’est très laid comme nom.
    - Alors nous devons le réparer. Nous devons le rebâtir. Je ne sais pas où nous sommes, les rues ont change… Nous devons nous entraider, Cléopâtre, nous devons être… amies ?
    - Nous n’avons pas le choix. Sinon tu disparais, et sinon je suis perdue. Nous devons nous soutenir… Comme si nos deux pensées se brisaient, nous n’avons plus su quoi dire. Sans « parler » à proprement dit, j’ai vu qu’elle m’envoyait des images, des photographies qui ressemblaient à des paysages très nets, des images d’une falaise immense comme je n’en avais jamais vues dans ma vie passée, avec en-dessous un bateau. Pas comme les galères de César ou celles d’Antoine, non, mais une chose qui flottait sur l’eau avec des voiles. Et bizarrement, sans le connaître, je savais déjà comment il fonctionnait, comment le gérer, j’aurais pu nommer chaque partie du bois et du tissu le constituant, j’aurais pu dire sans réfléchir que je savais le naviguer les yeux fermés… et je n’aurais pas eu tort. Pourquoi ? Sûrement que cette fille, cette pauvre Mathilde, savait tout ceci et me transmettait ses connaissances sans même le vouloir, de la même manière qu’elle connaissait maintenant toute ma royale vie…
    - C’est un voilier goélette, Cléopâtre. Le mien. Nous devons le rejoindre, au moins nous serons à la maison… Nous serons en lieu sûr, après tout ce qui va sûrement se passer dans un monde pareillement détraqué. Je pense que nous devons nous organiser, trouver des solutions pour comprendre… Juste comprendre. Et si possible, rétablir l’ordre des choses. Parce que ce n’est pas normal que tu sois là, Cléopâtre, dans mon corps. Tu comprends ? Tu sais que tu n’es pas la seule revenante, je le lis dans tes souvenirs. Vous êtes nombreux… très nombreux ?
    - Oui. * Et elle savait que je répondais ainsi à tout ce qu’elle avait dit.


V - Je suis pour vous l'équivalent du rien du tout
pourtant je suis là, je le sais, je le sens, et ma présence vous hante...

    Je suis derrière et devant l'écran.


    (c) Misery Angel.


    Like a Star @ heaven Prénom "in real life" : Garance comme dans Les Enfants du Paradis.

    Like a Star @ heaven Pseudo sur d'autres forums : Siobhàn qqchose, Eileen Campbell, Suzan Ames, Susan Evans, Hermione Granger, Pomm Loulou, qqchose Baudelaire, etc...

    Like a Star @ heaven Âge : 15 ans, je crois. J'en suis pas sûre ? xD

    Like a Star @ heaven Activités favorites : L'équitation, l'écriture, le théâtre, le RP, la poésie, faire la sieste et les bouquins... J'ai rien oublié ? Non, je crois que c'est bon. Wink Ah, et puis… fuir le lycée, c’est génial aussi. Mais ça ne marche pas très bien.

    Like a Star @ heaven Découverte du forum : J'en suis la fondatrice.

    Like a Star @ heaven Présence hebdomadaire : 5/7 jours en moyenne, parfois beaucoup moins, parfois beaucoup plus ! En fonction de mon emploi-du-temps au lycée et de la quantité de devoirs.

    Like a Star @ heaven Code du règlement : OK Wink by Mathilde..

    Like a Star @ heaven Code du contexte : OK Wink by Mathilde.

    Like a Star @ heaven Besoin d'un parrain/d'une marraine : [] Oui. [ Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven Like a Star @ heaven ] Non merci, je ne m’en sors pas si mal...

    Like a Star @ heaven Commentaires sur le forum : Je l'aime-euh ! Forcément, c'est moi qui l'ai crée ! Et vous ?

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Nous sommes si seuls.
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Nous sommes si seuls, toujours.

(c) LilDay & Faith.


Dernière édition par Mathilde Baudelaire le Dim 15 Nov - 15:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mathilde Baudelaire... Elle est calme, elle est douce, elle est sadique.   Dim 8 Nov - 17:03

Il n'y a pas l'ombre d'une hésitation... C'est si clair, si précis... Evidemment !

Mathilde Baudelaire, tu feras partie du
Clan des Résistants !

Bienvenue dans parmi les ombres, parmi les corps décharnés, et fasse le ciel que tu ne rejoignes pas les cadavres.
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Ambre Talmer
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MessageSujet: Re: Mathilde Baudelaire... Elle est calme, elle est douce, elle est sadique.   Dim 15 Nov - 13:37

très jolie fiche, mathilde ! T'es-tu rendue compte que nous avons vécues dans le même endroit ? la Bretagne ? quel hasard ^^
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MessageSujet: Re: Mathilde Baudelaire... Elle est calme, elle est douce, elle est sadique.   

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Mathilde Baudelaire... Elle est calme, elle est douce, elle est sadique.
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