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 Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]

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Ambre Talmer
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MessageSujet: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Dim 15 Nov - 18:24

Le vent marin fouettait mon visage, m'obligeant à fermer à moitié les yeux. Il faisait particulièrement beau, ce matin, sur les côtes bretonnes. Presque aucun nuage, le soleil, bien que froid, était bien présent. Une journée parfait pour partir en voyage. La Belladona avait mouillé l'ancre pour quelques heures, avant de repartir pour l'océan, son véritable foyer. Je n'avais pas envisagé de monter à bord, jusqu'à ce que Marie-Antoinette ne m'ordonne :
-Monte à bord de ce bateau, Ambre ! C'est là que tu dois aller !
Elle avait ce ton insupportablement supérieur, comme si elle pensait que j'allais lui obéir sans rechigner.
Plus par défi que pour autre chose, je rétorquai sèchement à mon esprit :
- Et pourquoi ? Je n'ai rien à faire dans un bateau. Je ne devrais même pas être là, d'ailleurs. Si tu m'avais laissé aller en cours...
- Oh, je t'en prie, ne fais pas l'enfant. Tu as entendu parler de ce bateau, non ?
La Belladona... On dit que c'est le repaire de ceux qui comme toi, comme moi, veulent se séparer.
- Et ?
- Tu vas allez les aider !

Ridicule. Je n'avais rien à faire là-bas. Je ne pouvais pas aider, je ne pouvais que subir, et espérer que cela se règle tout seul.
- Tu vas encore recommencer ?s'énerva la dernière Reine.Tu vas encore jouer la pauvre enfant faible et impuissante. Monte dans ce bateau.
- Non.
- Alors je t'y ferais monter.

L'assaut me prit au dépourvu. J'étais déchirée entre l'idée de partir enfin de cette ville que je n'aimais pas, d'aller à l'aventure, et la peur d'y perdre la vie. Marie-Antoinette en profita et prit possession de mon corps. Elle me fit marcher vers le bateau, et je me vis monter sur le pont comme s'il m'appartenait. Marie avait toujours cette morgue, lorsqu'elle prenait mon corps. Comme si le monde entier était à elle.
Le pont était impeccable, ciré à merveille, et désert. C'était ma chance.
Furieuse qu'elle ait osé rompre notre pacte de paix, je récupérai l'emprise de mon corps. Bien décidée à redescendre, je m'apprêtai à partir lorsqu'une voix féminine m'arrêta.
-Que faites-vous ici ?
Et voilà. À cause de la stupidité d'un esprit, je me retrouvais dans les ennuis. Me retournant, je tâchai de garder mon masque de politesse.
- Pardonnez-moi. Je vais repartir tout de suite.
- Non. Attendez...

La jeune femme me regardait intensément. Elle finit par lâcher :
-Vous êtes possédée.
Je soupirai. Mes ennuis ne faisaient que commencer, apparemment.

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Mathilde Baudelaire
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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Dim 15 Nov - 19:38

Mathilde était sur le pont du Belladona depuis le matin à l'aube, car elle n'avait pas réussi à dormir. Et elle prenait un très grand plaisir à bouger ses doigts, seule. Elle s'était aperçue, quelques jours après l'arrivée de Cléopâtre, qu'elle pouvait tout de même user de son propre corps. C'était quelque chose de vraiment fantastique, car Mathilde avait été très déprimée pendant les moments où Cléopâtre gouvernait son corps. Désormais, Mathilde faisait la loi en quelques sortes, et comme la Reine d'Egypte était vraiment désolée, elle ne se plaignait pas.

Elle était en train de rouler des tonneaux avec les matelots, car ils allaient faire pas mal de voyage et les prévisions étaient très importantes. Mathilde se dit aussi qu'elle avait eu vraiment de la chance de pouvoir rencontrer les personnes qui, comme elles, voulaient organiser une Résistance. Elle avait pu proposer son bateau comme QG, et tous avaient été ravis. En même temps, cela donnait une place assez importante à la jeune capitaine dans la Résistance, et de cela elle ne s'en plaignait pas du tout. C'était un bel avantage. Tandis que les tonneaux avançaient inexorablement vers leur destin, autrement dit le fond des cales, la jeune capitaine ordonna aux marins de lever l'ancre d'un signe bref de la main mais d'un appel sonore et fort. Certains Résistants présents sur le pont, qui ne la connaissaient pas intimement, se dirent qu'elle s'était explosé les cordes vocales.

Puis elle vit une jeune femme sur le quai, qui attendait sûrement quelqu'un, mais elle la vit hésiter puis monter. Mathilde se dit qu'elle avait affaire soit à une Résistante en retard, soit à une jeune possédée qui ne comprenait pas tout. Elle s'approcha de la jeune personne mais sentit l'esprit de Cléopâtre, jusqu'alors endormi, se réveiller dans sa tête. La Reine d'Egypte grommela une chose incompréhensible puis elle reprit :

* Hey, Mathilde, qui c'est, elle ?
- J'en sais rien, Cléopâtre. Peut-être qu'elle vient pour l'embarquement.
- Tu crois ? Mais hier, le général ne t'as pas donné les photographies des Résistants ? Je ne me souviens pas avoir vu sa tête.
- Moi non plus. Mais qui sait, elle peut peut-être venir grossir nos rangs ?
- A ta place, je me méfierai d'elle. Si ça se trouve, c'est une sale espionne.
- Arrête, Cléopâtre, tu es complètement paranoïaque. Regarde-la. Elle a l'air d'une espionne, franchement ? Elle a pas du tout la tête d'une Partisane.
- Je te dis qu'il n'y a pas de tête pour être méchante, encore moins pour être espionne.
- Tais-toi, je vais lui parler.
- S'il y a le moindre problème, on pourra pas dire que je ne t'aurais pas prévenue... *

Mathilde s'avança vers le nouvelle venue qui semblait un peu perdue et qui hésitait à s'aventurer davantage sur le pont reluisant de neuf et de propreté. Les mousses l'avait astiqué avec beaucoup d'ardeur, la jeune capitaine en était contente. Mais, prenant attention aux paroles de Cléopâtre, Mathilde fit quand même jouer son côté prudent. Elle héla la jeune fille :

- Hep, vous ! Que faites-vous ici ?

A peine Mathilde eut-elle lancé sa question que la jeune fille, aussitôt, tourna les talons comme pour fuir. Mathilde lâcha les tonneaux qu'elle roulait, les laissant sous la responsabilité de ses marins, puis rejoignit la nouvelle venue et lui sourit. Une espionne du Clan des Partisans ? Vraiment ? Alors qu'elle s'enfuyait en courant ? Cléopâtre n'avait certainement pas à lui dire que c'était une ruse, ou elle lui exploserait le crâne ! Enfin... manière de parler. Elle dévisagea un long moment la jeune femme qui s'était arrêtée après qu'elle lui eut sommé de s'arrêter. Voyant passer sur le visage de la jeune fille des centaines d'émotion à la fois, Mathilde comprit. Elle lança :

- Vous êtes possédée.

C'était une évidence oui. L'une des deux personnes à l'intérieur de ce corps voulait monter à bord, l'autre non, et apparemment elles n'arrivaient pas à se mettre d'accord. Mathilde songea qu'elle avait de la chance, beaucoup de chance, avec Cléopâtre.

* Tiens, tu ne me renies plus ? marmonna ironiquement la personne en question.
- Boucle-la cinq minutes, s'il te plaît. *

Mathilde prit le bras de la jeune fille et l'invita sur le pont d'un signe de la tête assez bref. Elle voulait en savoir plus sur elle, sur ses motivations à monter sur le port et sur le pourquoi du comment qu'elle savait que Le Belladona était ici. Car, mis à part Mathilde, ses proches, et les membres de la Résistance actuels, personne n'était au courant qu'un voilier goélette cherchait du monde. Et cette fille, pour qui s'était-elle prise ? Pensait-elle monter ainsi sur la propriété privée des autres, tranquillement ? Le Belladona, pour Mathilde, c'était comme se maison. Était-ce une manière que de se pointer dans la maison de quelqu'un sans toquer à la porte, et ici à demander aux marins ?

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Dim 15 Nov - 20:05

Le bateau n'avait pas été trop compliqué à trouver, je me trouvais en ce moment à Port Guirec en Bretagne, l'air était frais et je frissonnais. Je n'était habillé que d'un débardeur, de protège coude et d'un slim noir. Devant moi se trouvait Le Belladona La propriétaire pouvait être fier de son bateau. J'avais fais quelque recherche avant de venir, le capitaine de ce bateau s'appelait Mathilde Baudelaire, je ne sais pas pour eux mais pour moi un navire comme QG c'est vraiment géant comme idée ! On n'ai que plus libre de nos mouvement et nous sommes toujours en mouvement ! Magnifique ! Par contre je fais comment pour monter ? Bon je vais faire comme d'hab, ne rien faire comme tout le monde et surtout rentrer calmement et en discrétion.

C'est idiot, ils vont croire que tu es une espionne.

Je réfléchis, Edith a raison mais je préfère faire a ma façon.

Tu sais, c'est pas comme si ils avaient le choix je n'hésiterais pas a attaquer si ils se montrent pas assez coopérant !

Je souris de toutes mes dents, alors comment vont-ils régir ? Le bateau est toujours a quai et une grosse corde le relis à la terre ferme. Sans hésitation je m'en sert pour atteindre le pont. Dessus presque personnes, je n'aime pas trop être ignorer, par terre tout est bien lustré, bien carré. Je grimace j'espère si je rejoins la Résistance qu'ils ne me demanderont jamais de nettoyer, je risque fort de ne pas apprécier et ils risquent de perdre un membre. Je me place au milieu du pont et crie :

- J'aimerais voir le capitaine de ce bâtiment et tout de suite !

Oh tu as raison tout en discrétion Ardance, tout en discrétion !

Je regarde alors 2 jeunes femmes se retourner vers moi.

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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Dim 15 Nov - 20:40

Mathilde venait à peine d'amener la jeune fille au milieu du pont propre, en esquivant habilement les quatre quelques derniers matelots qui finissaient de remplir les cales, lorsqu'un cri en provenance des quais l'interpella. C'était la voix d'une folle qui hurlait qu'elle cherchait le capitaine de ce bâtiment. Mathilde fit signe à la jeune fille de ne pas bouger, surtout, et se rapprocha du bord. Une autre femme la regardait avec des yeux attentifs. Autour de cette dernière, des passants s'étaient retournés pour la dévisager et accéléraient désormais le pas, au cas où sa folie serait contagieuse. Mathilde se colla contre le bastingage, sourit à la jeune femme, et lui dit posément :

- Alors premièrement, ma ptite demoiselle, on ne dit pas bâtiment mais bateau. Tu vois, ça flotte, et ce n'est pas du béton.

La voix de Mathilde se fit plus forte et plus rapide, au fur et à mesure que la colère la gagnait :

- Ensuite, on ne dit pas pas le capitaine, mais le capitaine Baudelaire. Sans oublier que capitaine est, bien sûr, au masculin.


Au moment où elle achevait ces mots, Mathilde perdit tout de son mignon petit sourire ironique. Sans devenir rouge pour autant, ses paroles claquèrent dans le vent et firent plus de bruit que les chansons du festival en ville.

- Et troisièmement, on ne dit jamais tout de suite à un capitaine, ou on risque de perdre deux trois membres ! Est-ce que j'ai été suffisamment claire ?! Si il y a bien quelqu'un qui peut se permettre de donner des ordres, ici, c'est moi ! Et uniquement moi !

Hors d'elle, la jeune femme tourna les talons. Mais, alors qu'elle s'éloignait à pas vifs et pressés. Elle se rappela soudain que cette personne lui rappelait quelqu'un... Le trombinoscope des Résistants qu'elle avait vus la veille ! Faisait-elle partie des membres ? Mathilde ne put s'empêcher de retourner vérifier, en espérant malgré elle que la fichue femme mal élevée n'avait pas mis les bouts. Ce qui, bien sûr, allait à l'encontre de ses réels sentiments : non mais ! Lui parler à elle, elle le capitaine du Belladona, sur ce ton ! C'était tout bonnement inadmissible !

* Arrête de ronger ton frein, Mathilde, va plutôt voir qui c'est. Je crois m'en souvenir aussi.
- Ma parole, mais tu ne sers à rien ! Tu me dis des choses auxquelles j'aurais pensé même si tu n'avais pas été là ! Tu ne veux pas être utile, un peu ?

Profondément insultée, la dernière Reine d'Egypte s'éclipsa de la tête de Mathilde et se rendormit, renfrognée et boudeuse. Ces derniers temps, le caractère calme et posé de Mathilde en avait pris un grand coup : elle avait vraiment changé. Elle était devenue lunatique et ironique, sans cesse en colère ou fatiguée. La jeune capitaine songea que c'était à cause de Cléopâtre. La revenante devait probablement brouiller ses sentiments, ses réactions. Mais, dans le fond, Mathilde aimait bien son nouveau caractère. Au moins, maintenant, elle s'affirmait davantage et ne restait plus effacée.

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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Dim 15 Nov - 22:15

Que que qu'est ce que c'est que cette furie Je vais la buter et l'écarteler
Ho Ardance du calme, sa va pas bien ! Tu ne vas rien lui faire oui ! Sa sera surement ton chef alors tu n'a pas intérêt à lui faire du mal.
JE N'AI PAS DE CHEF, PERSONNE NE ME DICTE SES ORDRES C'EST BIEN CLAIR ?
Edith ne répondis rien, elle tremblait de tous ses membres où était passer cette Ardance qui faisait de l'humour pour lui rabattre la caquet ? Moi, je grimpa par la nacelle sur le pont, elle va voir de quel bois je me chauffe, certains de ses matelots qui on entendu l'échange me regardèrent bizarrement, il se disant que j'étais soit folle ou soit suicidaire, voulurent m'arrêter et me parler pour que je me calme. L'un d'eux me toucha, je lui envoya mon poing se qui l'envoya valser a 2 mètres de moi. Mes yeux c'étaient encore plus assombris que d'habitude. Je regardais un a un tous les personnes présentent, tous baissèrent les yeux sauf un qui s'avança. Il voulait en découdre ? Il allait être servie, je passa ma langue sur mes lèvres, je me délectais déjà du sang qui allait souiller ma lame. Il attaqua, il étais rapide il n'y a pas à dire mais pas autant que moi, son poing passa au-dessus de ma tête et je lui donna un coup de coude dans l'estomac, mon poignard jaillit comme habitué d'une conscience propre, je donna un coup net et précis, du bas de la pommette jusqu'en au du front, l'homme s'écroula au sol. Il est mort ?
Non ne t'inquiète pas il aura juste une jolie balafre pour le restant de sa vie. C'est comme ça qu'on apprend ses erreurs
Edith voulut poser une question mais n'en fit rien, elle connaissait déjà la réponse. Ardance aussi avait eut son lot d'erreur c'est juste que elle on ne les voyait pas.
Je m'approcha alors la capitaine et lui dit sur un ton doux mais tellement dangereux.

-Je m'appelle Ardance mon nom de code d'assassin est Veuve noire maintenant dit 1 raison pour que je ne t'achève de suite !

La raison je la trouva toute seule, plus je regardais cette femme et plus je repensais à ses paroles, plus je voyais qu'elle ressemblait à Law. Lui aussi adorait se faire obéir il n'y a qu'avec moi qu'il n'arrivait pas à se faire entendre mais se ne le gênait pas, j'étais sa protéger. Oh Law s'il te plait tu n'es pas mort, dit moi que tu n'étais pas mort. Mes yeux reprirent leurs couleurs naturelle et se remplir de tendresse et de tristesse. Je n'avais pas souvenir d'avoir pleurer un jour mais plus je pensais a cette réalité plus j'en avais envie. Je ne craqua pas mais j'eus beaucoup de mal.
En même temps Ardance quoique tu en dise tu a 18 ans, tu n'est encore qu'une gamine.
Je ne répondis rien mais je continuais de regarder le capitaine avec les même yeux.

*Sa n'a aucun rapport avec se que l'on fait mais je le dis comme même, Bâtiment pour un bateau se dit bien, j'ai assez lut d'ouvrage avec les pirates pour le savoir. Dit toi que ses justes un synonyme parmi d'autre*

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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Lun 16 Nov - 9:55

Spoiler:
 

* Attends... Ne me dis pas qu'elle monte, Mathilde ? Oh bon sang, qu'est-ce que tu manques de tact ! Tu aurais pu lui parler plus gentiment, quand même.
- Pour une femme qui utilisait des esclaves et jetait son peuple aux crocodiles, je pense que tu es assez mal placée pour me faire la morale, Cléopâtre.
- Sans commentaire. En attendant, elle vient régler ses comptes, et elle n'a pas l'air enchantée... *

Mathilde repoussa vivement les pensées de Cléopâtre pour observer la jeune femme monter à bord. Elle semblait déchainée. Alors que certains matelots et marins, s'armant de courage, vinrent essayer de la calmer, elle les renvoya d'où ils venaient à grands renforts de coups de bras et de regards noirs. Au bout d'un moment, il ne resta plus aucun marin volontaire pour stopper la furie qui avançait. Mathilde se retourna, chercha des gens derrière elle qui auraient pu voir la scène pour signaler la venue d'une folle sur Le Belladona, ne trouva strictement personne, puis laissa un rictus mesquin déformer ses traits de poupée.

* Qu'elle vienne ! Je vais lui faire la peau, pensa Mathilde avec rancœur.
- Brute, lui répondit la Reine d'Egypte. Oh ! Vous semblez vous être trouvées, regarde-moi cette sauvage ! *

Le folle venait de trouver Antoine sur son passage et l'envoya valser d'un coup de coude. Lorsqu'il revint à la charge, bien décider à s'occuper de son cas, il ne vit pas venir le poignard près de son visage et reçut un grand coup du menton jusqu'à la pommette. Mathilde fronça les sourcils et lâcha un grognement. Là, elle allait trop loin. Bon sang, on ne s'attaquait pas à l'équipage du Belladona ainsi sans en souffrir ensuite ! Le jeune capitaine s'avança d'un pas vers la furie, la jaugea d'un regard, et se dit qu'elle était tombée sur une vraie guerrière.

* Rah, enfin un ennemi à ta taille... maugréa Cléopâtre avec une ironie évidente.
- Chut ! Si ce que tu as à dire n'est pas plus important que le silence, alors tais-toi !
- Ah ? Tu as trouvé ça toute seule ?
- Nan. Je sais plus de qui c'est. Doctus cum libro, pas vrai ?

Puis, alors que Mathilde s'attendait à une nouvelle attaque de la folle, mais cette fois contre elle, elle fut réellement étonnée de la voir s'arrêter, la dévisager, et se calmer instantanément. Un revirement de situation ? C'était assez étonnant. Mathilde ne s'y était vraiment pas attendue. La jeune femme semblait avoir une vingtaine d'années, vraiment pas plus, peut-être moins, et son visage aux traits angéliques s'étaient décrispés, comme soulagés par la vision d'un être cher.

* Tu crois qu'elle va bien, cette furie ? Elle te regarde... bizarrement.
- Elle nous regarde bizarrement, nuance. Elle a du détecter les ondes malsaines qui émanent de toi.
- Imbécile, c'est bien quand ça t'arrange. Tu crois qu'elle fait partie des Résistants ?
- J'en sais rien. Mais si je ne la connais pas, en tous cas, elle, elle semble me connaître. On ne regarde pas comme ça les gens qu'on a jamais vu. Ou alors on est encore plus timbré que je ne l'imaginais.
- Vilaine fille. Demande-lui plutôt ce qu'elle veut au capitaine de ce bâtiment. Peut-être lui faire une déclaration d'amour ?
- Ferme-la un moment, s'il te plaît, Cléopâtre. *

Mathilde dévisagea de nouveau la nouvelle venue, fit un autre pas en avant et sourit d'un air glacial. Ou du moins... s'il n'était pas glacial, il était déjà froid. Il ne trahissait pas les sentiments ni même les expressions de Mathilde, car elle voulait demeurer impassible. Comment montrer de la sympathie à cette furie alors qu'elle avait blessé un homme ? De plus, Mathilde était en train de discuter avec la jeune fille perdue au milieu du pont. Décidément, elle qui voulait partir le plus tôt possible devrait attendre encore un ou deux jours, et avec les marées, elle devrait refaire tout ses plans, même si le port où mouillait Le Belladona était toujours profond. Mathilde héla un de ses hommes qui s'affairait pour descendre les voiles.

- Arrêtez ! Jetez l'ancre, nous restons ! Nous partirons mercredi soir, à marée descendante. Et venez bouger vos gros muscles inutiles, Antoine est blessé, il a besoin de soins !


En effet, le matelot attaqué par la furie était en piètre état. Dire qu'il était mort aurait été un doux euphémisme. Il respirait faiblement à cause de ses crises et des coups qu'il avait reçus, mais aussi à cause de l'énorme entaille qu'il avait le long du visage. Ce n'était pas une blessure mortelle, sauf si elle s'infectait, mais Mathilde voyait bien que l'homme âgé de la quarantaine serait à jamais marqué d'une grosse balafre courant de son menton à ses yeux. Ce qui, en soi, n'était pas le plus charmant des atouts.

- Nom, prénom, âge, matricule, ordonna ensuite Mathilde à la furie. Je veux savoir ce que tu fais sur mon bateau, ce que tu me veux, et pourquoi tu te permets de défouler ta haine contre un matelot innocent. Tout de suite !

Son air sévère et autoritaire ne laissait présager aucune fuite possible. Mais, étrangement, le jeune capitaine avait comme un pressentiment. La furie fuirait-elle ses questions pour se battre ?

* Mon avis est mitigé, lança Cléopâtre, placide. Vu les yeux doux qu'elle te fait, je pense pas. Mais vu le ton que tu as employé... je pense.
- Bon sang, tu penses ou tu penses pas alors ?
- Avis mitigé, je t'ai dit. Trèèèès mitigé.

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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Lun 16 Nov - 23:31

La jeune femme m'interrogeait. J'étais piégée. Elle me regardait, visiblement curieuse et énervée à la fois. Je lançai à Marie :
- Je suppose que tu es fière de toi ! Nous sommes repérées.
- Exactement le but de ma manoeuvre, ma chère Ambre. Le but était bel et bien que l'on se fasse repérer.

Je grognai, et mon visage perdit un instant sa contenance. Mais je me repris bien vite. Je n'aimais pas que les autre voient mes émotions. Il était plus simple de les cacher. Ainsi, pas de questions, pas de rapprochements...
-Une attitude de faible,me coupa la Reine.
- Tais-toi, s'il te plaît.

Tachant de me calmer, je m'apprêtai à répondre, mais une voix forte m'interrompit :
- J'aimerais voir le capitaine de ce bâtiment et tout de suite !
La voix provenait d'une autre jeune fille qui, l'air arrogant, dévisageait les gens comme s'ils étaient sa propriété.
Avec rancoeur, je sussurai à mon esprit :
-Je suis sûre que tu t'entendras bien avec elle...
- C'est à mon tour de te demander de te taire.
- Sauf que tu n'as pas d'ordres à me donner. Et c'est
moiqui contrôle ce corps.
- Pour l'instant...
- Marie, nous nous sommes mise d'accord, après ton arrivée, non ? Tu m'aides, mais je contrôle ce corps. En échange, je cherche comment te libérer.
- Je sais, je sais.

Satisfaite, je me tournais à nouveau vers la jeune femme qui m'avait abordé. Sauf que, apparemment, la remarque de l'inconnue l'avait sérieusement énervée. Je fus impressionnée par sa maîtrise des sentiments. Elle me ressemblait. La jeune femme, la capitaine du bateau, apparemment, parla d'une voix froide. Terrifiante.

- Alors premièrement, ma ptite demoiselle, on ne dit pas bâtiment mais bateau. Tu vois, ça flotte, et ce n'est pas du béton. Ensuite, on ne dit pas pas le capitaine, mais le capitaine Baudelaire. Sans oublier que capitaine est, bien sûr, au masculin. Et troisièmement, on ne dit jamais tout de suite à un capitaine, ou on risque de perdre deux trois membres ! Est-ce que j'ai été suffisamment claire ?! Si il y a bien quelqu'un qui peut se permettre de donner des ordres, ici, c'est moi ! Et uniquement moi !

Aïe. La jeune fille imprudente, qui semblait avoir mon âge, venait de se faire rembarrer en beauté. Peut-être que cela la calmerait et, qu'enfin, je pourrais répondre à la demande de la capitaine.
Malheureusement pour moi, la jeune fille sembla plus vexée qu'autre chose. Et elle prenait très mal les réprimandes, à ce que je voyais.
Avec soin et méthode, l'inconnue entreprit de massacrer les matelots. Mauvais idée. J'étais sûre que la capitaine n'apprécierait pas. Et j'avais raison. Alors qu'elle s'avançait, pour en découdre elle-même, peut-être, je vis la jeune fille changer d'expression.
Je demandai à Marie-Antoinette :
- Tu crois qu'elle est possédée ?
- Tous les changements d'humeur ne proviennent pas de là. Elle me semble plutôt folle. Vous n'avez pas d'endroits pour enfermer les fous ?
- Nous, on les soigne, les fous.
- Ridicule. Un fou reste un fou.
- Et tu restes une Reine du XVIIème siècle. Le monde a changé.

Vexée, Marie-Antoinette se réfugia plus loin dans mon esprit. Tant mieux. Je devais garder les idées claires. J'avais peur de cette capitaine. Mais la Reine avait raison. C'était peut-être le moyen de découvrir quelque chose.
Je m'approchai timidement.
-Excusez-moi...
Deux regards noirs se plantèrent sur moi, et je reculai. Les deux femmes discutaient, et je coupai la discussion. Me tournant vers celle qui m'avait parlé, je lui dis timidement :
- J'aimerais vous parler. Mais... vous êtes en train de discuter, et vous devez vous occuper du bateau, des blessés. J'attendrais.
Je me tus, et scrutai le regard insondable de mon interlocuteur. Elle était vraiment douée pour cacher ses sentiments.
- Tu vois à quel point c'est énervant,me sussura l'esprit dans ma tête.
- Tais-toi, s'il te plaît. Je dois écouter sa réponse.
- Ne sois pas blessante...

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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Mar 17 Nov - 20:05

Je secouais la tête de droite à gauche, elle lui ressemblait c'était sur mais ce ça ne voulait rien dire. Law était mort, définitivement mort. Tu te fais mal en pensant cela.Et alors ? Moi au moins je ne fuis pas la vérité ! J'avais touché la corde sensible, je m'excuserais plus tard. En attendant j'avais des choses plus grave à faire, j'avais blesser quelqu'un, je soupire à cette situation je ne suis vraiment pas douer. Je lui avait bien ouvert le visage. Mes yeux retrouvent peu à peu leurs impassibilité naturelle, se petit coup de sang et de tristesse déjà oublié. La vie est un jeu où l'on peut être éliminer à tout moment. Je regarde le "capitaine" droit dans les yeux et lui réplique :

- Je n'ai pas vraiment d'ordre à recevoir d'une personne comme toi mais vu que tu es sourde je vais me répéter. Je m'appelle Ardance, je ne sais se que tu entends par matricule ; mon àge ? J'ai 18 ans. La seule raison pour laquelle je suis ici c'est que vous êtes les Résistants et que je vous préfère aux Partisans, maintenant même si tu ne le veux pas je vais rester sur ce bateau et profiter du paysage !

Je sens la jeune fille de tout a l'heure derrière moi, elle nous parle et d'un seul geste le capitaine et moi nous retournons pour lui envoyer un regard noir. Préférant ne rien répliquer, je soulève alors mon protège coude droit, dévoilant une vilaine cicatrice, pour prendre un petit flacon. Je me dirige vers le matelot que j'ai frappé, une personne était entrain d'essayer d'arrêter le saignement. Je lui tends mon remède et demande si le malade est conscient, elle hoche la tête. Je m'accroupis pour me mettre au niveau du visage de l'homme que j'avais blesser et lui parle doucement :

- Tu as perdu cette manche mais tu es toujours en vie, le jeu continue. Si ta haine est assez forte alors un jour tu m'affronteras à nouveau et tu pourrais alors me tuer. Je préfère comme même te prévenir je suis heureuse comme je suis et je n'ai pas envie d'y renoncer. Je ne me laisserais pas mourir aussi facilement.

Je part sans un autre mot et m'assoit sur le bastingage les jambes dans le vide le regard tourner sur l'océan. Alors que compte tu faire ?

- Je ne sais pas. Pourquoi parles-tu à voix haute ?
- J'en ai besoin, je crois, besoin de m'entendre. Tu regarde l'océan bizarrement.Un léger sourire fleurit sur mes lèvres.
- C'est la premier fois que je le vois et je dois dire il est magnifique. Law m'avait parler de l'océan mais je ne le croyais qu'à moitié.
Elle me laissa m'enivrer de cette douce chaleur qui se répandait en moi, je me sentais bien. Je repris d'une vois beaucoup plus enfantine :
- Hey Edith tu crois qu'avec ses changement au niveau du temps, on verra des dauphins ?

Je l'entendis rire doucement dans ma tête.

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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Ven 20 Nov - 11:55

Qu'on se permette de contester ses ordres quand on faisait partie de l'équipage avec qui elle était proche, Mathilde le comprenait. Mais cette furie, venue de nulle part, n'avait en aucun cas le droit de faire sa loi sur Le Belladona ! Mathilde était vache parfois, autoritaire et têtue, d'une lunatique incroyable, d'accord ! Mais cela n'autorisait pas la folle plus qu'une autre à lui parler ainsi ! La jeune femme ferma les poings dans une rage plutôt mal contenue et se retint de saisir la furie par les épaules pour la lancer à la flotte !

* Non... Tu n'en serais pas capable, quand même ? s'intéressa subitement Cléopâtre alors que Mathilde songeait sérieusement à jeter la jeune fille par-dessus bord.
- Alors ça, ma cocotte, crois-le ou non, mais je suis capable de bien plus que tu ne le crois. Et balancer les fous dans la mer, je l'ai déjà fait, c'est tout à fait dans mes cordes !
- Rappelle-moi de ne plus te froisser.
- Aucun soucis pour toi, je ne vais pas m'auto-couler, ce serait bête.
- Pas faux * approuva judicieusement la dernière Reine d'Egypte.

Mathilde sourit. Cléopâtre et elle, malgré leurs humeurs et réactions différentes, se ressemblaient vraiment et s'appréciaient. Le jeune capitaine savait au fond d'elle qu'elle avait eu énormément de chance de tomber sur un esprit aussi bien. Elle aurait pu avoir un fou, un détraqué, un meurtrier ? En soi, Cléopâtre avait sûrement tué plein de monde, mais c'était son statut de Reine qui l'avait voulu. Peut-être même qu'aujourd'hui elle regrettait ? C'était à revoir, certes, mais pour Mathilde c'était une évidence. De plus, la revenante lui avait cédé le contrôle de leur corps désormais commun, et Mathilde en était vraiment reconnaissante.

* De rien, de rien... lui fit Cléopâtre d'un air supérieur et ironique, décidément d'humeur à plaisanter.
- Chut, j'ai une personne à tabasser, répliqua Mathilde sur le même ton amusé.
- Ah, je comprends, vas-y fais-toi plaisir, je ne voudrais pas te déranger dans ton massacre.
- Merci. *

Alors que Mathilde s'apprêtait à faire un sort à la furie, la jeune demoiselle avec qui elle s'entretenait quelques minutes auparavant ramena sa mine triste et timide. Mathilde se demanda ce que pouvait bien vouloir la jeune fille, pas plus âgée elle non plus que la furie au nom de code d'assassin Veuve noire, puis grommela mentalement un juron imprononçable. Si elle pouvait se débarrasser de la folle, elle pourrait s'occuper du problème de la malheureuse perdue. Mais avec les deux sur le dos, elle ne savait pas de qui est-ce qu'elle devait s'occuper en priorité. Et cette idiote, la pauvre fille, vint la prévenir qu'elle attendait ? Cela énerva légèrement Mathilde, qui perdit le fil. Soit elle était pressée et pouvait se permettre de déranger la furie en discussion avec le capitaine, soit elle attendait et dans ce cas... elle restait au milieu du pont à attendre, justement ! Alors que la malheureuse parlait, Mathilde et la furie se retournèrent d'un même mouvement pour la fusiller du regard. Apparemment, la folle ne devait pas non plus apprécier qu'on la dérange.

* La pauvre, soit gentille ! Elle veut juste te dire qu'elle attend !
- Alors autant qu'elle mette son projet à exécution et qu'elle nous foute la paix !
- Comme c'est méchant... marmonna la dernière Reine d'Egypte.
- Je ne suis pas faite pour être gentille, Cléopâtre, rugit silencieusement Mathilde, coupant court à toute tentative de réplique.

Et le jeune capitaine songea avec amertume qu'elle aurait réagi d'une toute autre manière quelques semaines auparavant avant l'arrivée des esprits. Jamais la jeune femme n'aurait osé parler à quelqu'un de cette manière, et même jamais n'aurait-elle pensé jeter quelqu'un par-dessus bord. Et ce revirement dans ses sentiments et ses réactions, ce n'était pas forcément la faute de Cléopâtre. Après tout, la revenante n'était pas responsable de ses humeurs. Non, Mathilde pensa que c'était sa vraie nature qui réapparaissait, une seconde peau qu'elle ignorait totalement mais savourait réellement. Elle avait toujours été une gentille petite fille sage et calme et posée et intelligente et agréable et... Mais c'était aujourd'hui une époque révolue. Mathilde avait changé, c'était plus qu'un fait. C'était une évidence.

- Le paysage, ma petite demoiselle, tu vas aller le voir de très près si tu continues à me parler sur ce ton, que je sois bien claire ! Je mets toutes mes menaces et sentences à exécution ! Et oui, tu as dit que tu t'appelais Ardance. J'ai compris. Moi, je veux tes réels nom et prénom. Tes parents t'ont bien baptisée, quand t'étais gosse, non ? Tu es bien allée à l'école ? Sur les registres, qui es-tu ? Je ne peux pas t'aider si tu ne m'aides pas, petite furie. Maintenant, dis-moi où est-ce que tu as eu l'information, pour Le Belladona. Officiellement, il est à New-York, sur une crique, pour éviter une attaque surprise des Partisans.

Il était très important pour Mathilde de savoir où est-ce que la folle Ardance avait eu les informations, sinon cela pouvait signifier que les plans de ses supérieurs hiérarchiques étaient mauvais, mal faits, ou bien divulgués par des espions. Et ce qu'elle craignait le plus, c'était justement d'héberger des espions.

* Je t'avais dit de te méfier !
- Je passe mon temps à me méfier, Cléopâtre ! Je ne peux pas non plus dormir avec mes matelots seulement pour vérifier qu'ils n'envoient pas de pigeons voyageurs suspects ou de hiboux africains ! D'ailleurs, ils n'ont pas de hiboux en Afrique.
- A ta place, j'arrêterai de dire des bêtises, Math, il y a plein d'oiseaux en Afrique et plus que tu ne le penses.
- D'accord; d'accord. En attendant, je flippe.
- Normal. Mais tu verras, on trouvera les espions si jamais y'en a. Je prie mes dieux pour que la chance nous permette de les démasquer.
- Prie plutôt pour qu'il n'y en aie carrément pas ! *

Les matelots accourus autour de Hans blessé ne servaient strictement à rien, Mathilde s'en aperçut, et vit Ardance s'approcher de celui qu'elle avait terrassé. Mathilde crut qu'elle allait le frapper de nouveau, mais la furie n'avait pas l'air d'être du genre à tuer dans le dos, ou à assassiner un homme déjà mort. Au contraire, elle lui tendit un flacon transparent contenant un drôle de liquide que la jeune femme, capitaine de son état, ne vit pas au loin. Elle avait de bons yeux, mais de voyait pas à travers les gens, et quelques matelots l'empêchaient de vérifier le produit. Elle haussa les épaules et se résigna à faire confiance en la furie. Mais elle devait obtenir une réponse quand même, chose que la folle ne semblait pas réaliser. Elle s'éloigna et se mit à parler toute seule, après avoir confié à Hans des paroles que Mathilde ne perçut pas dans leur totalité. Puis Mathilde se détourna de la folle, sachant que, si au bout de dix minutes elle n'était pas revenue, elle la balancerait à la flotte sans remords. Elle se tourna vers la pauvre malheureuse qui attendait.

- Oui, alors vous. Aidez-moi un peu aussi... Comment vous appelez-vous, et par qui êtes-vous possédée ? Vous savez peut-être pourquoi vous êtes là, ou bien vous ne savez pas ce que représente Le Belladona ? Venez-vous asseoir.

Elle se dirigea vers quatre futs debout sur le pont, lesquels étaient reliés les uns aux autres pas des chanvres. D'un saut gracile et rapide mais plus viril que féminin, la jeune Mathilde sauta sur un des tonneaux et s'y assit en tailleur. Elle était vêtue d'un jeans et d'un pull tricoté à la main un peu vieilli, les vêtements typiques des jeunes marins, et semblait à l'aise dans le vent froid de novembre, malgré l'absence apparente d'une veste. Elle invita d'un geste de la main la pauvre petite femme perdue en tapotant un fut vide à côté d'elle.

* Tiens, tu as envie d'être gentille, subitement ? La culpabilité revient au triple galop, pas vrai ?
- Ouais. La pauvre, je crois qu'elle est trop perdue pour réagir... Et puis moi, les gens perdus, ça me rend triste.
- Quelle philosophie *, conclut Cléopâtre, et il y eut un blanc.

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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Ven 20 Nov - 18:52

Ça y est, la folle était partie... en direction de l'homme qu'elle avait déjà blessé. Avait-elle l'intention de le tuer ? Je frissonnai. Ce bateau était étrange, et plus encore les gens qui y montaient. Cette folle allait-elle faire partie de l'équipage ?
- Il y a peu de chances, ma fille,me fit remarquer Marie-Antoinette. Vu comment le capitaine s'entend avec elle...
- Ça n'est pas suffisant. Si le bateau a besoin de folle furieuse, je peux repartir tout de suite.
- Oh, je t'en prie. Arrête un peu de faire l'enfant gâtée. Tu es là, assume.
- Je suis là à cause de qui, selon toi ?

Pas de réponse. Évidemment. La Reine avait le chic pour éviter de répondre lorsqu'elle était dans une situation délicate. Je m'énervais rarement, mais là, je trouvais que les remarques acerbes de mon esprit, ajoutées à l'attitude menaçante de l'inconnue et à la colère de la capitaine commençait sérieusement à m'échauffer.
C'est ce moment que choisit la capitaine pour se souvenir de mon existence. Elle se tourna vers moi, apparemment toujours aussi énervée, mais sembla faire un effort pour se contrôler. Elle lança sèchement, mais sans réelle menace non plus :
- Oui, alors vous. Aidez-moi un peu aussi... Comment vous appelez-vous, et par qui êtes-vous possédée ? Vous savez peut-être pourquoi vous êtes là, ou bien vous ne savez pas ce que représente Le Belladona ? Venez-vous asseoir.
C'était beaucoup de questions, dont certaines étaient bien compliquées. Comment trouver une réponse plausible ?
- Essaye la vérité,me suggéra sournoisement Marie.
- Tiens, tu es de nouveau là, toi ? Je te préférais endormie, je crois.
- Ne sois pas blessante.
- Et toi ne fuis pas la conversation simplement parce que ça t'arrange.

Sur ces bonnes paroles, je reportais mon attention sur la capitaine. Elle s'était assise à califourchon sur un tonneau, attendant visiblement assez impatiemment des réponses. Je m'approchais d'elle et m'assis à mon tour sur un fût. Je n'avais plus qu'à répondre. J'inspirai.
- Très bien,commençai-je. Je m'appelle Ambre Talmer. Je suis possédée par Marie-Antoinette. Vous savez, celle qui s'est lamentablement fait couper la tête ?
Cette pique était destinée à mon esprit, qui émit un grognement rageur. Je l'ignorai et continuai.
- Je suis désolée d'être montée sur votre pont sans autorisation. Au départ, ça n'était pas mon idée.

La jeune femme n'avait pas l'air convaincue. Je devais lui prouver que je ne mentais pas.
- On m'a appris que la Belladona était un navire résistant. Enfin, ce ne sont que des rumeurs, et je ne savais pas si je devais y croire... Je voulais voir ce bateau de mes propres yeux. Je suis possédée, mais j'aimerais bien que l'imbécile qui me sert de deuxième conscience s'en aille. Je l'aime bien -enfin, ça dépend des moments- mais je préférerais être seule dans mon esprit.
-Et moi donc,
soupira Marie-Antoinette.
- Ferme-la, s'il te plaît.
- Quelle vulgarité. Tu ne m'avais pas habituée à ça !

Je secouai la tête, pour faire taire la Reine.
- Au départ, je voulais juste le voir, mais Marie-Antoinette a pris le contrôle de mon corps... Et m'a forcée à monter à bord. Je me suis retrouvée là... Et je suis bien embêtée.

La capitaine restait silencieuse. Était-elle en train de réfléchir ? Je n'avais pas envie d'attendre éternellement. Aussi risquai-je :
- Ce bateau... C'est vraiment le bateau des résistants ?
J'étais curieuse de savoir si on m'avait dit la vérité.

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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Ven 20 Nov - 19:55

Mathilde grimaça quand la malheureuse dont elle ignorait encore le nom vint la rejoindre. Vu comment elle se déplaçait, lorsque le bateau se déplacerait, elle aurait vraiment beaucoup de mal à bouger, et aurait même sûrement le mal de mer ! Mais après tout, ce n'était pas sa faute, et c'était mal de laisser apparaître des sentiments aussi peu agréables. Mathilde effaça sa grimace qu'elle remplaça par un joli sourire.

- Ambre Talmer, OK. Jamais entendu parler, vous n'êtes pas dans les registres des Résistants... Mais continuez.

Elle ne voulait pas paraître méchante face à la jeune femme qui semblait de rien demander. Après tout, ce n'était aucunement sa faute ! Et Mathilde était totalement injuste envers tout le monde, ces derniers temps, même avec l'équipage qui pourtant l'adorait depuis toujours. Car, en effet, c'étaient les matelots que ses parents eux-mêmes engageaient... A l'époque des parents Baudelaire, les marins étaient jeunes et frais. Aujourd'hui, ils étaient barbus et mal coiffés, mais toujours aussi performants, et ils avaient même ramené leur frère ou leur fils, histoire de leur apprendre le métier en même temps que pour la Résistance. Et Mathilde savait que, même si elle était méchante avec l'équipage, lui qui l'avait vue grandir et peut-être naître aussi, ce n'était pas bien grave parce qu'ils étaient sa famille et l'aimaient.

* Comme c'est touchant ! ricana la dernière Reine d'Égypte.
- Tu avais une famille, toi, Cléopâtre ? s'enquit doucement Mathilde sans penser à répliquer.
- Hum, non, pas vraiment. C'était les gens qui m'entouraient, au palais. Mais en fait... j'étais pas très sympa, tu sais, Math, et ma famille avait tendance à déserter...
- Ah ouais ?
- Hum... ouais. Tu sais, ça me rend triste aujourd'hui, quand je réalise.
- Allez, va, te fais pas du mal comme ça. Si ça se trouve, on les croisera un jour !
- Et comment saurais-je que ce sont eux ?
- Si on les croise, c'est qu'on le saura, on bien qu'ils auront l'info sur toi, Cléopâtre. On ne passe pas si discret que ça, toutes les deux.
- Pas faux. *

Puis la jeune malheureuse... hum, Ambre continua son histoire et fit une allusion à celle qui s'était fait lamentablement couper la tête. Apparemment, l'entente entre la revenante Marie-Antoinette et Ambre, le courant ne devait pas passer de la meilleure façon qu'il soit. Mathilde hocha tristement la tête mais fit un clin d'œil à la jeune possédée, dans le but de la déstresser, de la calmer, et peut-être même afin de la détendre complètement.

- Je comprends. Marie-Antoinette n'a jamais été très maline !

Ensuite, elle lui présenta des excuses pour être montée sur Le Belladona sans autorisation. Avec du recul, Mathilde comprenait la réaction d'Ambre, mais en tant que capitaine, elle comprenait tout de suite beaucoup moins. Une fois les excuses faites, c'était une chose en moins qu'elle pouvait reprocher à la malheureuse jeune fille. Et Mathilde était soulagée de ne pas avoir des tas de reproches dans la voix, c'était mauvais. Cela lui rouillait les rouages de ses muscles et des articulations, autrement dit ça la moisissait de remords par l'intérieur.

Et enfin elle me fit un résumé détaillé de sa situation. Pourquoi elle était là, comment elle avait fait, et on en passe. Mais cela ne répondait vraiment pas aux questions que se posait Mathilde. Oui, le bateau était celui des Résistants, d'accord, mais qui sait si la jeune malheureuse n'était pas une espionne aux très bons jeux d'actrice pour cacher sa réelle nature ? Mathilde refusait d'avouer clairement qui était Le Belladona tant que la jeune inconnue ne répondrait pas à sa question. Les yeux de Mathilde se firent sévères, sa voix grave, et malgré son attitude détendue, elle était prête à réagir au quart de tour.

- Qui vous a informée ? "On", "des rumeurs" ?

Elle marqua un temps d'arrêt, ne voulant pas se faire trop méchante, mais pas cool non plus. En réalité, jouer au policier et regarder l'identité de tout le monde n'était pas une activité que Mathilde appréciait particulièrement. Mais elle était obligée de vérifier, de chercher les petites bêtes, de tourner autour du pot pour qu'on lui dise la vérité. Et comme elle n'était pas un détecteur, elle arrivait mal à discerner la vérité des mensonges. C'est pourquoi elle préférait se faire menaçante : les gens se pliaient plus vite à l'examen.

- Il y a bien quelqu'un qui vous les as transmises, ces rumeurs, non ? Je veux savoir qui.

* Elle a compris, Math, calme-toi ou elle va se faire pipi dessus et se mettre à pleurer !
- C'est une très bonne actrice, alors.
- Ou une pauvre petite terrorisée par le monde qui l'entoure, ainsi que terrifiée par un certain capitaine Baudelaire.
- Ben ça, on verra bien. *

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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Sam 21 Nov - 19:17

Juste avant de donner le remède au matelot que j'avais blesser et de m'assoir sur le bastingage le capitaine m'avais lancer une phrase comme quoi elle voulait savoir mon nom de famille et tout le tintouin. Bref je me demandais si je devais répondre. Edith tu m'aide ? Moi je commence légèrement à en avoir marre de tes conneries alors je prends le contrôle Que que ? Avant que je ne puisse faire quelque chose Edith prit ma place dans mon corps. Merde Edith arrête ça tout de suite ! Non non et re-non je m'occupe de ton cas car sa commence a bien faire ! J'ai beau bouger dans tous les sens impossible de faire un seul geste. Je la sens se déplacer droit vers la femme, Mathilde je crois ? Elle se place en face d'elle et lui dit :

- Je suis Edith Piaf l'esprit de cette gamine, j'ai été obligé de prendre le contrôle de son corps pour pouvoir parler un peu calmement mais je peux te dire que c'est compliqué de la garder enfermer. Son vrai prénom est Camille de St-Brilleux, elle est issue de la bourgeoisie mais n'a presque voir jamais vécu dans le luxe. Depuis l'age de 3 ans elle connait les rues comme sa poche alors que ses parents étaient encore vivant ! Ses abrutis d'ailleurs se sont suicider quelque mois après ses 6 ans car ils étaient sur la paille mais bref elle a vécue 4 ans seule ne voulant pas obéir aux ordres que lui donnaient certaines personnes. A 10 ans elle rencontra, j'empêchais Edith d'aller plus loin. Ferme ta gueule Edith Ferme la ! J'essayais de l'empêcher d'en dire plus mais elle finit par prendre le dessus. Elle souffla un coup et reprit son récit. Donc a 10 ans elle rencontra un homme du nom de Law, il lui apprit tous se qu'il s'avait et bien sur ces "choses" n'étaient pas vraiment celle que l'on apprend à l'école. D'ailleurs elle n'a fréquenter aucun bâtiment pédagogique, depuis qu'elle est toute petite elle a toujours été dans le monde que les médias aime bien passer sous silence. Nous avons réussis a trouver des infos dans son ancien lieu de rendez-vous où ses contrats d'assassinats étaient échangé. Un message traînait reçu il y a peu pour avoir des résistants sur un bateau : Le Belladonna. Voilà tu sais le plus important.

Je fulminais en silence, comment avait-t-elle oser ? J'imaginais des tortures pires les unes des autres mais je choisis la plus basique ne plus lui parler. Pendant que je boudais, Edith m'avais rendu l'usage de mon corps. Mathilde me regardait toujours, je lui lança sur un ton dur et ironique, j'étais vraiment très énerver :

- C'est bon t'es contente ? Tu as assez fouiller de ma vie ? Non parce que faut le dire je suis a tes ordres.

Je serais les poings, je fis demi tour n'attendant même pas sa réponse et alla de l'autre côté du pont. Malgré tout ce qui c'était passer je n'avais pas envie de quitter le bateau, j'y était bien. Je crois que je les ai coupée dans leur conversation ! Elle est alors prit d'un fou rire.

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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Dim 22 Nov - 18:22

Mathilde n'avait plus vraiment l'air énervée. Je l'avais calmée par mes excuses et par mes explications. Au moins, c'était déjà ça.
Je ris lorsqu'elle me fit remarquer que Marie-Antoinette n'était pas très maligne.
- Je ne suis pas la seule à le penser, fis-je remarquer à mon esprit.
- Je sais bien. Mais vous pouvez crier contre moi, je ne m'abaisserais pas.
- Tu n'en as pas marre, des fois ?

Il y eut un long silence; la Reine ne répondait pas. Mais - je saisis un instant ses sentiments-, elle ne paraissait pas énervée. On aurait dit qu'elle éprouvait... des regrets.
Je souris. Finalement, nous nous ressemblions. Seules, toutes les deux...
Je repris contact avec le présent lorsque la jeune fille - Ardance, il me semblait - revint vers nous. Elle semblait en colère - comme toujours-, mais sa démarche avait quelque chose de différent. Comme si elle n'avait plus l'habitude de marcher. La jeune fille parla d'une voix rapide:
- Je suis Edith Piaf l'esprit de cette gamine, j'ai été obligé de prendre le contrôle de son corps pour pouvoir parler un peu calmement mais je peux te dire que c'est compliqué de la garder enfermer. Son vrai prénom est Camille de St-Brilleux, elle est issue de la bourgeoisie mais n'a presque jamais vécu dans le luxe. Depuis l'age de 3 ans elle connait les rues comme sa poche alors que ses parents étaient encore vivant ! Ces abrutis d'ailleurs se sont suicidé quelque mois après ses 6 ans car ils étaient sur la paille, mais bref elle a vécue 4 ans seule ne voulant pas obéir aux ordres que lui donnaient certaines personnes. A 10 ans elle rencontra...
Ici, il y eut une coupure. La véritable propriétaire luttait-elle pour récupérer son corps ? Mais apparemment, l'esprit était fort. Elle reprit :
-Donc, à 10 ans elle rencontra un homme du nom de Law, il lui apprit tous se qu'il savait et bien sûr ces "choses" n'étaient pas vraiment celles que l'on apprend à l'école. D'ailleurs elle n'a fréquenté aucun bâtiment pédagogique, depuis qu'elle est toute petite elle a toujours été dans le monde que les médias aime bien passer sous silence. Nous avons réussis a trouver des infos dans son ancien lieu de rendez-vous où ses contrats d'assassinats étaient échangé. Un message traînait, reçu il y a peu pour avoir des résistants sur un bateau : Le Belladona. Voilà tu sais le plus important.
Un long silence suivit sa déclaration. Je crois que je préférais largement Edith Piaf à cette... Camille. Et elle semblait avoir reprit son corps. D'une voix brutale et sans pitié, elle lança :
- C'est bon t'es contente ? Tu as assez fouiller de ma vie ? Non parce que faut le dire je suis a tes ordres.
Elle s'en alla aussi vite qu'elle était venue.
Reprenant notre conversation, Mathilde - de nouveau énervée par Camille - me demanda assez sèchement :
- Qui vous a informée ? "On", "des rumeurs" ? Il y a bien quelqu'un qui vous les as transmises, ces rumeurs, non ? Je veux savoir qui.
Je restai muette, au risque d'énerver mon interlocuteur. Marie-Antoinette se manifesta à nouveau :
- Dis-lui. Que risques-tu ? Rien. Et lui non plus. Cette capitaine n'a pas l'air injuste.
- Je sais bien, mais...

Je voulais le protéger. Mais, apparemment, je n'en avais plus les moyens. Autant dire la vérité. J'inspirai un grand coup.
- Mon frère. C'est mon frère qui m'a révélé l'existence de la Belladona. Il a travaillé avec un Résistant une fois - lui aussi l'est, mais il n'aime pas s'impliquer jusqu'au bout - et il lui a parlé de ce bateau, et de son capitaine. Mon frère, Nathanaël, dit qu'il avait eu une bonne impression de vous... Le Résistant était très respectueux, apparemment.
J'espérais que cela lui suffirait. Je n'avais pas envie de m'étendre sur le sujet de mon frère. Depuis presque deux mois, je n'avais aucune nouvelle de lui. Silence radio.
Alors ? Avais-je passé l'interrogatoire ? Pourrais-je lui demander ce que Marie-Antoinette et moi avions planifié - à savoir de monter définitivement à bord ?

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Dernière édition par Ambre Talmer le Dim 22 Nov - 22:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Dim 22 Nov - 19:40

Mathilde vit la furie arriver presque en courant vers elle et Ambre, aussi se redressa-t-elle un minimum. La présence d'Ardance était aussi frustrante et énervante que celle d'Ambre était calme et reposante. Mathilde fronça les sourcils tandis qu'Edith Piaf prenait possession du corps d'Ardance, et ce de manière assez violente apparemment.

* Si jamais tu fais ça un jour, Cléopâtre, je te tue.
- Je ne m'y risquerai pas tout de suite.
- Jamais, j'ai dit, grommela Mathilde et ses poings se crispèrent, totalement partie de la réalité. Tu veux mourir une deuxième fois ?
- Euh... non.
- Alors jamais.
- D'accord *, déglutit Cléopâtre mentalement alors que la voix de Mathilde devenait perçante et sourde, comme celle d'un animal enragé tentant de se maîtriser.

Mais au moins, maintenant qu'Edith Piaf avait rétabli l'ordre des choses, Mathilde en savait bien davantage sur cette petite furie de Camille-Ardance. Et elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance, ou du moins un minimum. C'était une nouvelle recrue pour la Résistance. Elle sourit à la jeune furie qui semblait avoir retrouvé son corps et lui dit d'une voix moqueuse :

- Alors comme ça, on s'égare, à ce que je vois ? Allez, file, j'espère que tu as une valise assez légère, les cabines individuelles sont très étroites. Je t'inviterai bien dans la mienne, mais tu risquerais de me tuer avant demain. Ah, j'oubliais, ici tout le monde est efficace. Les Résistants ne restent jamais les bras ballants, nous avons tous une mission. Et lorsque nous ne sommes pas à terre pour l'accomplir, nous sommes actifs sur Le Belladona. Tu sais faire la cuisine ?


Puis Mathilde attendit une réponse patiemment, juste avant de se tourner vers Ambre Talmer qui bredouillait ses excuses. Mathilde lui sourit à elle aussi de manière encourageante. La jeune fille parla de ses sources, de son frère et d'un certain Nathanaël, tous deux Résistants, ou bien alors seulement à moitié. Les esprits revenants étaient arrivés depuis déjà deux ou trois mois, et entre temps, Mathilde avait eu le temps de voir arriver plein de monde sur Le Belladona. Des gens qui passaient, uniquement pour recevoir leurs instructions, d'autres pour s'engager, certains pour s'informer ou se faire recruter. Les généraux de la Résistance, il n'y en avait pas beaucoup, mais ils savaient gérer la présence d'hommes combattants et d'espions un peu partout sur le globe, c'est pour cette raison que le Q.G. n'était pas toujours rempli à bloc.

- Un certain Nathanaël, tu dis ? Talmer... Non, je ne vois pas. Comment s'appelait son ami Résistant ? Tu sais, Ambre, tu crois les protéger en cachant les noms. Ce serait sublime si tu étais chez les Partisans. Mais là, tu vois, j'ai besoin de savoir par qui tu es informée.

Elle ne vouvoyait plus du tout la jeune Ambre Talmer et espérait vraiment que celle-ci comprendrait. Bon sang, si elle disait la vérité, pourquoi ne crachait-elle pas les noms ? Ainsi, elle pourrait être acceptée plus vite et n'aurait pas une interrogatoire aussi long ! Bon sang de bordel, Mathilde ne voulait trucider personne, elle voulait juste vérifier que ce n'était pas une espionne ! Et si elle n'en était pas une, alors elle n'avait aucun soucis à se faire. C'était aussi bête que ça.

- Si je connaissais ce Résistant, je saurais que tu dis vrai, et ce sera fini de toutes ces questions, tu comprends ? Mais si tu me caches leur identité, comment veux-tu que je te croie ? Tu n'as personne à protéger de moi, tu sais, sauf si ce sont des Partisans. D'accord ? Allez, dis-moi, et qu'on en finisse ! Regarde, même toi tu en as assez ! Je suis capable de rester debout toute la nuit pour te questionner, tu sais, alors abrège nos souffrances communes, je ne vais plus tenir debout : je suis absolument crevée.


C'était des confidences et Mathilde ne voulait pas que son équipage l'entende : d'ordinaire, lorsqu'elle était fatiguée, elle refilait toutes les mauvaises tâches à tout le monde et s'ils l'apprenaient, ils iraient tous chercher des excuses bidons, ou bien ils se trouveraient vite-fait une autre occupation en guise d'alibi. Et Mathilde s'amusait bien...

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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Dim 22 Nov - 20:18

Je suis décontenancé, comment ose-t-elle. Edith j'espère que tu est contente de toi ?Tu ne peux pas savoir à quelle point ! Allez maintenant écoute la un peu. De rage je serre les dents, j'ai envie de lui faire mal, très mal et par je ne sais qu'elle moyen je réussi a accumuler toute les souffrances de ma vie pour lui renvoyer en pleine face. Je l'entendis hurler, un cri de pur détresse. De douleur je m'appuie sur le mur en bois derrière moi et m'assois. C'était insoutenable, je me met mes mains sur mes oreilles mais ça ne change pas grand chose. Elle finit par arrêter de hurler et je pus reprendre mon souffle, je haletais mais souris car je pouvais comme même faire du mal a Edith si elle commençait a prendre ses aises. J'essaie de me relever mais impossible, mes jambes sont de cotons. Peut-être que deux jours sans dormir c'est trop. J'ai surement sur-estimer mes capacités et surtout le petit tour que je venais de jouer a Edith m'a l'air plutôt fatiguant. Je soupire et entour mes genoux de mes bras. Je pose ma tête dessus et regarde, d'un œil torve, l'agitassions fébrile sur le pont. Il est peut-être temps de laisser ma fierté démesurée au placard mais ça veut aussi dire tourner le dos à tout l'apprentissage de Law et jamais je ne ferais une chose pareil même pour une capitaine au caractère aussi fort que le mien. Je peux enfin me relever. Elle a parlé de baguage ? Je n'ai pas voulut retourner à l'endroit que je vivais avant, je n'ai donc pas prit mon sabre. Je me passe une main dans les cheveux, j'ai été bien idiote. J'ai juste mon poignard, mes instrument de crochetage quelque poison et les vêtements que j'ai sur moi. Je vais pas aller loin, je dois avoir bonne haleine et surtout je dois sentir bon. Elle se met le doigt dans l'œil si elle croit que je vais faire la cuisine, d'habitude j'aime bien m'en occuper mais juste pour l'embêter je ne vais pas le faire. Je me dirige vers les cabines, je vais aller dormir et le premier qui me réveille a un coup de poing, voir de poignard selon mon humeur, dans l'estomac.

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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Dim 22 Nov - 22:22

- Si je connaissais ce Résistant, je saurais que tu dis vrai, et ce sera fini de toutes ces questions, tu comprends ? Mais si tu me caches leur identité, comment veux-tu que je te croie ? Tu n'as personne à protéger de moi, tu sais, sauf si ce sont des Partisans. D'accord ? Allez, dis-moi, et qu'on en finisse ! Regarde, même toi tu en as assez ! Je suis capable de rester debout toute la nuit pour te questionner, tu sais, alors abrège nos souffrances communes, je ne vais plus tenir debout : je suis absolument crevée.
Le problème était justement là. Nathanaël avait insisté. Personne ne devait savoir le nom de la résistante. Oui, c'était une résistante. Il me l'avait avoué, juste avant de partir. Une femme, la femme qu'il avait aimé le temps de quelques nuits. Avant qu'elle ne le quitte. Il l'aimait, lui, je le savais. Devais-je le trahir ?
Je soupirais. Je n'avais pas le choix, il fallait bien que je lui obéisse.
- Je n'aime pas obéir, me soumettre à une femme si faible, gronda doucement Marie-Antoinette.
- Ah oui ? Et que proposes-tu ? C'est à cause de toi que nous somme là. Et sur ce bateau, c'est elle qui commande. Nous sommes sur son territoire.
- Nous ne sommes pas des bêtes.
- Tu sais ce que je veux dire.

Acquiescement silencieux de ma deuxième conscience. J'avais encore gagné. Peut-être bien que Marie-Antoinette voulait me changer, mais c'était moi qui gagnait, alors je pouvais encore me permettre de frimer.
Mathilde attendait toujours, mais elle n'attendrait pas éternellement. Je le sentais à sa posture. Elle était capitaine, elle avait des responsabilités, et ne pouvait pas s'abandonner des heures dans une conversation qui tournait en rond.
Un espoir fugace et passager me saisit. La fameuse Camille allait-elle revenir à la charge ? Mais non, elle semblait exténuée, et elle s'était assise par terre, la tête entre les bras.
- C'est le contrôle d'Edith Piaf qui a du l'épuiser, supposa la Reine.
- Ne me fais jamais ça.
- Nous sommes entre femmes civilisées.

Je souris et inspirai profondément. J'allais répondre.
- Très bien, mademoiselle Baudelaire, je vais vous dire. Je ne devrais pas. Mon frère m'avait fait jurer de ne pas le dire. Par amour, peut-être...Je n'en sais rien.
Silence. Je continuai :
- La jeune femme résistante s'appelait Isabelle de Tourvel.
J'attendis la réaction du capitaine, en priant pour que cette fameuse Isabelle ne soit pas une traîtresse. Je ne voulais pas quitter ce bateau. Pas maintenant.






HRP : J'ai du improviser pour le nom, j'espère qu'il te convient, sinon édite ! XD
Alors, la capitaine m'acceptera-t-elle dans son auguste équipage ? J'avoue que je suis impatiente de savoir ! ^^

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Mathilde Baudelaire
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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Lun 23 Nov - 9:55

Mathilde grimaça en observant Camille de Saint-Brilleux, la tête dans les mains, avec un air de zombie périmé. De toute apparence, faire la cuisine ne devait pas la mettre en appétit, et peut-être souhaitait-elle nettoyer le pont avec les mousses à l'aube tous les matins ? Oh, ça devait pouvoir s'arranger, pensa tristement Mathilde, avec un certain regret. Car, après tout, la jeune furie autodidacte et refusant toute forme de supériorité avait-elle le profil d'une Résistante ? Plutôt celui d'une Partisane, et d'ailleurs à ce rythme de réponses insolentes, elle finirait bientôt chez les assassins. Mathilde Baudelaire n'était pas une femme basée sur les aprioris et les visages, mais Camille alias Ardance devrait se soumettre comme tout le monde aux travaux collectifs. Si tout le monde, comme elle, refusait de travailler, que se passerait-il ? Plus rien n'avancerait. Et il serait temps que la petite furie se calme et l'apprenne, avant qu'il ne soit trop tard et qu'elle ne rejoigne la tribu des dangereux Partisans, avec un paquet d'informations sur la Résistance.

- Ardance, c'est la cuisine ou le nettoyage du pont. Sinon, je t'attache dans la cale avec des fers. Est-ce que c'est bien clair ? Je ne veux pas de guerre, et sur ce bateau nous ne pouvons pas nous permettre de promener des mains inutiles ou de nourrir des bouches grossières. Tu peux toujours remballer tes affaires et quitter Le Belladona, mais si tu restes, tu en connais l'obligation. Une fois installée, je t'expliquerai les autres règles de vie sur le voilier goélette. Elles sont toutes à respecter à la lettre.

Ambre Talmer hésitait réellement quant à lui donner un nom, et apparemment elle semblait en plein dilemme avec Marie-Antoinette : Mathilde voyait bien que, les yeux dans le vague, la jeune femme discutait avec son esprit revenant. Mais de ça, la capitaine s'en fichait totalement. Ce qu'elle voulait, c'était un nom, tout simplement ! Ce n'était quand même pas la mer à boire ! Enfin la jeune Ambre prit la parole. Alors même qu'elle n'avait pas terminé sa phrase, Mathilde la coupa, histoire de mettre les choses au clair tout de suite :

- Non, non, non. Moi, c'est capitaine Baudelaire, pas de mademoiselle, s'il vous plaît. Est-ce que je vous appelle madame ? Non. Ben c'est la même chose. Dans ce cas, je vous prie, manifestez-moi le strict minimum de respect qu'on doit à une humble marin, par pitié.


C'était déjà ça de fait. Mathilde en avait vraiment marre que les gens l'appellent mademoiselle. Sur le bateau, elle était Mathilde, capitaine, ou Prune. Mais pas mademoiselle, ah ça jamais ! Merci bien, elle en avait assez mangé pendant ses études à la faculté à Paris. Aujourd'hui, c'était une époque révolue, c'était fini ! Un ange passa. Un grand blanc suivit les paroles de Mathilde. Et, ensuite, Ambre Talmer continua à hésiter, avant de lâcher enfin ce fichu nom. Et ben voilà ! C'était quand même pas si compliqué !

- Isabelle de Tourvel ? Isajolie ? Non ? Ce n'est pas possible ? Non ! Dis-moi comment elle est, décris-la moi ! Est-ce que tu la connais ? Dis-moi où elle est en ce moment ! S'il te plaît, Ambre, est-ce que tu connais Isajolie, toi ? Ou bien seulement ton frère ? Oh mon Dieu...

Mathilde frappa dans ses mains, essuya les larmes de joie qui coulaient sur ses joues, et ferma les yeux pour reprendre ses esprits. On aurait dit une hystérique qui avait gagné au loto, au plus grand loto possible, et qui pouvait maintenant se permettre de faire tout ce qu'elle voulait. Bon sang, Isajolie ! C'était... une personne vraiment importante pour elle.

* Hum... Et qui c'est ? Tu camoufles si bien tes pensées que je n'y comprends rien. Je crois me rappeler de quelque chose, mais ça remonte à l'époque où tu as pris le pouvoir de ton corps et où je ne voyais rien du tout...
- Isajolie, bon sang, c'est ma meilleure amie, Cléopâtre ! Enfin... ma seule amie. Tu ne t'en rappelles pas ?
- Ah si ! Mais elle ne s'appelait pas Margaux ?
- Je l'ai rencontré il y a cinq ans, à la fac, et on était vraiment amies toutes les deux, puis elle est partie l'année suivante de notre rencontre. Et, il y a trois, mois, après l'arrivée des esprits, je l'ai revue ! Tu t'en souviens ? Nous avons rejoins Le Belladona ensemble.
- Oui, oui, c'est vrai, c'est vrai. Et oui, c'était bien Isabelle, pas Margaux, c'est vrai... Une jolie blonde, bien que les Egyptiens aient toujours préféré les brunes...
- C'est pour ça que tu m'as possédée moi ?
- En partie. *

Mathilde resta songeuse, mais bien vite elle reprit contacta avec la liberté et se demanda comment coïncidence pareille avait bien pu arriver, aujourd'hui même ! Elle aurait voulu sauter de joie partout, tellement elle était surexcitée. Il y a quelques mois, deux à peine, après un mois de retrouvailles et de solidarité hors norme, Isajolie était descendue à Washington pour enquêter sur quelques disparitions attribuées aux assassins Partisans, et depuis ce jour où elle avait quitté Le Belladona, Mathilde ne l'avait plus jamais revue. Isajolie, c'était son nom de Résistance, et le capitaine Baudelaire mettait un point d'honneur à l'appeler comme ça le plus souvent possible, pour sauver sa mémoire. Mais Mathilde ignorait que sa mailleure amie aie eu une aventure avec un certain Nathanaël... Après tout, pourquoi pas ? Chacun ses secrets, Mathilde pouvait comprendre qu'elle ne lui aie pas tout dit, à moins qu'il ne se soit rien passé.

- Oh mon Dieu, répéta Mathilde en soufflant.

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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Mar 24 Nov - 14:20

La réaction de joie lorsque j'annonçai le nom de la résistante me surprit tellement que je faillis tomber de mon tonneau.
- Qu'est-ce qui lui arrive ?m'étonnais-je en silence.
- C'est évident, non ? Elle la connaît. je crois que tu viens de passer l'examen. Elle te croit, maintenant.
Au moins, c'était déjà ça. Puisqu'elle connaissait Isabelle -Isajolie comme elle l'appelait-, elle allait me faire confiance. J'avais au moins réussi ça. L'excitation de la capitaine Baudelaire m'empêchait de réfléchir calmement.
Marie-Antoinette s'énerva soudain et me lança violemment :
- Mais arrête de toujours réfléchir. Agis, vis. Tu as la liberté de faire ce qu'il te plaît de ta vie. Et tu ne t'en rends même pas compte.
Je préférai ne pas répondre. Ça n'était pas le moment d'entamer une discussion sérieuse. Je devais répondre aux questions de plus en plus pressantes de mon interlocutrice.
- Isabelle de Tourvel ? Isajolie ? Non ? Ce n'est pas possible ? Non ! Dis-moi comment elle est, décris-la moi ! Est-ce que tu la connais ? Dis-moi où elle est en ce moment ! S'il te plaît, Ambre, est-ce que tu connais Isajolie, toi ? Ou bien seulement ton frère ? Oh mon Dieu...
Je levai une main dans l'espoir de la calmer. Je ne pouvais pas lui parler si elle s'agitait de partout.
- Je suis désolée,repris-je ensuite, mais je n'ai jamais rencontré Isa..jolie. Mon frère m'en a parlé comme une grande résistante, courageuse et très gentille. J'ignorais que vous la connaissiez si bien.
Je me tus et tâchai de rassembler les souvenirs de ma discussion avec Nathanaël sur cette fille.
- Il me semble qu'ils se connaissaient depuis plusieurs années... Je veux dire, avant l'arrivée des esprits. Mais ils se sont retrouvé par hasard à Washington. Elle était en mission, je crois. Je suis navrée, mais je n'ai pas prêté beaucoup d'attention à ce que disait mon frère sur elle. Je ne pourrais pas dire grand-chose de plus.
Il fallait espérer que cela suffirait à la convaincre.
- Je pense que tu peux te détendre, me souffla la Reine.Elle a l'air complètement convaincue, là.
Je souris, et attendis que la capitaine ait repris un peu de sa maîtrise. Puis, timidement, je demandai :
- Est-ce que... vous auriez besoin d'un résistant à bord ? Je veux dire... j'aimerai rester...
Incapable de formuler clairement ma demande, ma phrase finit dans un murmure lamentable. Si je voulais brûler mes dernières chances, je n'avais qu'à continuer comme ça.

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MessageSujet: Re: Une autre vie, un autre combat... [Mathilde & Camille]   Mer 25 Nov - 17:03

Mathilde tressautait partout comme une gamine, sauta soudainement de son fût et atterrit sur ses pieds avec souplesse. Allait-elle changer de destination et retourner à Washington chercher son amie ? Certes, elle était sensée la retrouver en Afrique, mais si jamais cette dernière avait eu des soucis ? Car après tout, Mathilde n'avait reçu aucun pigeon voyageur, et si Nathanaël savait où elle était... Les plans s'échauffaient dans la tête de la jeune femme qui songeait déjà à désobéir légèrement aux ordres pour récupérer son amie. Mais, avant qu'elle ne réfléchisse plus activement, Cléopâtre prit possession brusquement du corps de Mathilde, et aussitôt la jeune femme se calma, en apparence du moins.

* Qu'est-ce que tu fous, bon sang ?! Arrête-ça tout de suite ! lâcha le capitaine avec une peur proche de la claustrophobie, ce qui était d'ailleurs le cas.
- Calme-toi d'abord, tenta Cléopâtre avec la sagesse d'un moine tibétain.
- Toi, calme-toi ! Rends-moi mon corps !
- Puisqu'on y est, rends-moi mon silence. Tu cries, c'est horrible.
- Mets-le toi où je pense, ton silence ! Tu avais dit que tu ne le ferais jamais ! * reprit Mathilde d'une voie aiguë proche de l'hystérie.

Revenant sur sa parole, la dernière Reine d'Egypte rendit possession du corps à Mathilde et se fit toute petite dans sa tête. En attendant, face aux autres et aux membres de l'équipage, elle avait simplement l'air de réfléchir intensément, comme si de rien n'était et que Cléopâtre était restée sage là où elle devait être.

- Ah oui, ton frère t'en avais simplement parlé... Est-ce que tu sais où il est actuellement ? Ou bien... t'a-t-il dit quand est-ce qu'il l'avait rencontrée ? Parce que nous n'avons plus de nouvelles d'elle et... Enfin, tu comprends. La Résistance n'est pas sans dangers, et c'est avec elle que tout a commencé... Je... Elle me manque vraiment. Elle était sensée contacter les supérieurs il y a trois semaines, et nous de la récupérer en... à notre destination. Mais comme nous ne savons pas si elle a réussi, nous ignorons qui va nous accueillir là-bas. Si ton frère l'a vue récemment, ça nous aiderait beaucoup, tu comprends.


Mathilde se détendit un peu pour ne pas paraître trop précipitée, mais le fait d'entendre parler d'Isajolie la mettait vraiment en forme, ou pas d'ailleurs, car si c'était encore un nouvel espoir manqué, elle aurait vraiment de la peine.

* Alors arrête d'espérer tout de suite. Tu aurais eu des pigeons voyageurs depuis un moment, si elle n'était pas morte.
- Ne prononce pas ce mot ! rugit Mathilde avec véhémence.
- Quoi ? Morte ? C'est ce qu'elle est.
- Ferme ta gueule, Cléopâtre, je ne veux plus t'entendre. Tu ne fais que des conneries, et ne dis que des imbécilités profondes.
- Dis que tu n'y croyais pas ! lui dit Cléopâtre sur un ton de reproche.
- Si, mais je préfère penser que je me suis trompée.
- Ce sont de faux espoirs auxquels tu te rapproches.
- Finalement, je comprends pourquoi toute ta famille s'est barrée. Qu'est-ce que tu peux être fatigante, Cléopâtre ! Je ne te supporte plus ! *

L'ancienne descendante des pharaons se tut, immensément vexée, car ses problèmes relationnels avec sa famille ne concernaient strictement qu'elle. Mathilde profita de ce silence momentané pour écouter Ambre Talmer finir sa phrase et, même si elle n'avait pas entendu la début, elle comprit que la jeune fille n'avait fait que balbutier et que celle-ci voulait une place sur le voilier-goélette en tant que nouvelle recrue à la Résistance.

- Ambre Talmer, lui dit solennellement le capitaine Baudelaire, tu es mon seul espoir de retrouver un jour Isajolie. Et surtout, tu es beaucoup plus aimable que Camille-Ardance. Crois-moi, je ne vais pas te laisser filer aussi vite !

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