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 Un cas à part [Mathilde]

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Sebastian Michaelis
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Possession de l'esprit : 25/11/2009

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MessageSujet: Un cas à part [Mathilde]   Ven 27 Nov - 21:41

Le problème depuis la brusque transformation du monde était justement ladite transformation. J'explique: il m'était devenue impossible de prendre contact avec qui que se soit. Mes amis étaient possédés ou mort, ma famille...c'était ma famille, alors que me restait-il? Pas grand chose hélas. J'avais cherché quelqu'un qui pourrait m'aider, qui m'expliquerait pourquoi le monde avait changé, et surtout comment le rétablir. J'avais trouvé cette aide en lisant un article dans l'avion qui devait m'emmener en France pour un séance photos. Un message bref, mais explicite: "toutes les réponses sur le Belladona." Je ne savais pas pourquoi, mais ce message était le signe que j'attendais. C'était donc le coeur plein d'espoir que j'avais changé mes plans, direction la Bretagne et le fameux navire.
Par chance, ou pas, j'étais arrivé juste avant qu'il ne lève l'encre, la passerelle était à peine remontée à bord. J'avais hurlé aux marins de m'attendre, ce qu'ils avaient fait à mon grand soulagement. Un matelot me questionna ensuite sur la raison de ma présence à bord. J'expliquai vite fait mon cas, racontant un vague bobard comme quoi j'étais possédé. Il me fit taire immédiatement et m'ordonna de me rendre dans la salle du Conseil où quelqu'un se chargerait de moi. Ce que j'avais fait immédiatement.

J'étais donc là, assis sur une chaise assez confortable, observant les lieux assez dénudés d'ailleurs. Tout était sous clés, ou précieusement rangé. Je compris vite qu'on appréciait pas les fouineurs. Je réfléchissais à ma situation et le pétrin dans lequel je m'étais encore fourré. Pourquoi avais-je mentis? Je plaçais énormément d'espoir...non, TOUS mes espoirs sur ce bateau. Il fallait que quelqu'un me dise comment faire pour que le monde redevienne comme avant. Et si j'avais mentis sur l'esprit, c'était par peur de me voir abandonner sur le quai. Qui sait, peut être ces gens ne prenaient que ceux qui étaient comme eux? Et je n'en faisais pas partie. Les esprits ne voulaient pas de moi, ou plutôt, je les avais tous renvoyé. Pourquoi? Comment? Je n'en savais strictement rien. Le fait est que j'étais certain de ne rien apporter aux Résistants. Je n'étais ni possédé, ni espion, ni assassin, ni combattant.

Attendant cette personne qui devait s'occuper de mon cas, je jouais avec mon collier, dernier souvenir de ma famille, les yeux dans le vague, terriblement anxieux.
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Mathilde Baudelaire
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MessageSujet: Re: Un cas à part [Mathilde]   Sam 28 Nov - 0:40

* Tu dois aller interroger d'autres gens, là ?
- Non, Cléopâtre, je te l'ai déjà dit, j'ai juste à trouver les compétences des gens, c'est tout. Après, je donne les infos aux généraux et ils se démerdent avec ça.
- Ah d'accord... *

Mathilde entra dans la salle secrète de réunions des Résistants et referma la porte derrière elle. Ce qui se passait dans cette pièce ne concernait les membres de l'équipage du bateau que lorsqu'elle les autorisait à rentrer et à s'asseoir. Autrement dit : pas maintenant. La jeune femme ne vit dans la pièce qu'un jeune homme, seul, la trentaine à peine, qui était nonchalamment assis sur une chaise. Mathilde le contourna, et se plaça en face de lui, les tables étant alignées de manière à former un U, mais c'était aussi parfois un O. Elle le regarda d'un œil critique, se demanda à quoi il pourrait servir dans la Résistance, mais songea aussi que ce n'était pas son boulot de lui trouver une mission, ça c'était le rôle des généraux. Elle, comme tous les "anciens", donc les plus vieux et les mieux gradés, devait se charger de former les nouveaux et de les préparer. Là, elle devait surtout savoir quelles étaient les capacités du jeune homme et ses motivations. En l'occurrence, pourquoi est-ce qu'il était là, comment avait-il connu Le Belladona et que comptait-il faire. Mais, s'il avait été autorisé à rentrer dans la salle secrète, c'est que la partie interrogatoire sur les sources de l'emplacement du voilier-goélette avait déjà été fait et que cet homme avait remporté les questions.

- Bonjour. Vous êtes bien Sebastian Michaelis, non ?

Mathilde jeta un regard à l'homme, puis ses yeux retournèrent comme d'eux-mêmes sur le dossier qu'elle tenait entre ses mains : toutes les fiches des Résistants étaient classées dans cette pochette, et elle avait sous son nez celle du jeune homme en question. Il n'avait aucune famille dans la Résistance, rien, personne, et c'était un inconnu au bataillon lorsqu'on interrogeait les membres de la Résistance. Personne ne le connaissait, il sortait de nulle part, et la possibilité qu'il soit un espion frôla Mathilde... qui se rappela ensuite que c'était Antoine qui avait fait l'interrogatoire, et qu'avec sa nouvelle cicatrice toute neuve, le cuistot ne laissait pas passer les ennemis aussi facilement. Elle fut donc immensément soulagée.

* C'est pas plus mal, j'ai eu peur aussi.
- Je sais Cléopâtre, on est un peu parano toutes les deux. *

- Je suis le capitaine Baudelaire. Je suis venue pour vous poser quelques questions, ça va être assez rapide si vous vous montrez coopératif, et ensuite on se chargera de vous trouver un truc à faire... En quoi êtes-vous doué, tout d'abord ? Avez-vous certaines compétences physiques ou autres ? Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, je ne veux juste pas de mensonge. Et puis ensuite, vous me direz par qui vous êtes possédé, l'écriture d'Antoine est illisible, c'est à peine si j'arrive à déchiffrer votre nom, alors celui du revenant... Hum, est-ce que vous vous entendez bien avec lui ? Est-ce qu'il prend le pouvoir facilement ? Est-ce qu'il partage vos idées à propos de la Résistance ? Parce que nous nous sommes déjà retrouvés avec des Résistants très impliqués dont les esprits revenants étaient pour les Partisans... En bref, lors d'un moment de contrôle, ces imbéciles de revenants ont communiqué nos plans aux Partisans, alors bon... On préfère éviter les nouveaux cas de figure. Vous avez une raison particulière de rejoindre la Résistance ? Personne ne vous connaît, ça intrigue pas mal de monde, d'ailleurs... Hum, et sinon, dans quels clans sont vos proches ? Ou bien êtes-vous orphelin ? Je sais, je dis ça comme si je n'avais pas de cœur, mais les temps ont changé et je ne suis pas aussi désintéressée que je n'y parais. Si vous êtes sans-famille, veuillez m'excuser autant de froideur, c'est mon boulot. Et pour finir, enfin pas tout à fait, j'aurais d'autres questions mais on s'en fout, quelle est votre activité officielle sur ce monde, actuellement ? Vous avez bien un métier ?

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Sebastian Michaelis
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MessageSujet: Re: Un cas à part [Mathilde]   Sam 28 Nov - 17:30

Une jeune femme entra, me tirant de mes réflexions, si on pouvait appeler ça des réflexions. Plutôt des souvenirs, d'aujourd'hui et de bien avant encore. Je ne lui prêta pas une grande attention au début, elle s'assit face à moi, dans cette immense salle désespérément froide. Je hocha la tête quand elle vérifia mon identité. Je n'aimais pas cette ambiance, j'aimais la chaleur du soleil, le contact avec les autres, et de ce que je voyais les Résistants n'étaient pas de ceux-là. Ce qu'elle me dit confirma mes craintes.

- Je suis le capitaine Baudelaire. Je suis venue pour vous poser quelques questions, ça va être assez rapide si vous vous montrez coopératif, et ensuite on se chargera de vous trouver un truc à faire... En quoi êtes-vous doué, tout d'abord ? Avez-vous certaines compétences physiques ou autres ? Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, je ne veux juste pas de mensonge. Et puis ensuite, vous me direz par qui vous êtes possédé, l'écriture d'Antoine est illisible, c'est à peine si j'arrive à déchiffrer votre nom, alors celui du revenant... Hum, est-ce que vous vous entendez bien avec lui ? Est-ce qu'il prend le pouvoir facilement ? Est-ce qu'il partage vos idées à propos de la Résistance ? Parce que nous nous sommes déjà retrouvés avec des Résistants très impliqués dont les esprits revenants étaient pour les Partisans... En bref, lors d'un moment de contrôle, ces imbéciles de revenants ont communiqué nos plans aux Partisans, alors bon... On préfère éviter les nouveaux cas de figure. Vous avez une raison particulière de rejoindre la Résistance ? Personne ne vous connaît, ça intrigue pas mal de monde, d'ailleurs... Hum, et sinon, dans quels clans sont vos proches ? Ou bien êtes-vous orphelin ? Je sais, je dis ça comme si je n'avais pas de cœur, mais les temps ont changé et je ne suis pas aussi désintéressée que je n'y parais. Si vous êtes sans-famille, veuillez m'excuser autant de froideur, c'est mon boulot. Et pour finir, enfin pas tout à fait, j'aurais d'autres questions mais on s'en fout, quelle est votre activité officielle sur ce monde, actuellement ? Vous avez bien un métier ?

Je leva la main pour qu'elle s'arrête. Parlait-elle donc toujours sans cesse et de manière si froide? Pour la chaleur on repassera! Je soupira, il fallait que je dise la vérité à présent, je n'avais plus vraiment le choix. Je m'accouda à l'accoudoir, justement prévu à cet effet, la tête reposant sur ma main. Je continuais de jouer avec mon collier, comme quand j'étais stressé ou énervé. En l'occurrence, l'allusion à ma famille m'avait énervé, chose qui arrivait rarement. Je répondis du mieux que je pouvais, ma voix me semblait froide à moi aussi, elle qui d'habitude reflétait ma bonne humeur:

-Autant être franc alors, je ne suis pas possédé. Je ne suis pas un combattant, ni un espion, et à part le dessin et la cuisine je ne me vois aucun talent particulier. Quand à mon métier...je fais ce qu'il faut pour vivre. Si j'ai rejoins les Résistants c'est pour...pour me...
J'hésitais à répondre, je ne voulais pas parler de ça, cette femme devait-elle vraiment savoir ce qui me poussait à agir? Devait-elle savoir le remord qui me rongeait depuis ce que j'avais fait à ma soeur? Je leva les yeux vers elle, de toute évidence je n'avais pas le choix.

-C'est pour me racheter que je vous ai rejoins. J'espère comprendre pourquoi c'est arrivé....je veux que tout redevienne comme avant. Rien de plus, rien de moins.
Je quittais ses yeux pour mon collier. Je l'ouvris et contempla les photos qu'il gardait cachées aux yeux de tous. Une vague de tristesse m'envahit, c'était ma faute, je devais me racheter. je soupira et murmura plus pour moi même que pour elle:

-Peut être que j'ai eu tord en fin de compte.
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MessageSujet: Re: Un cas à part [Mathilde]   Mar 1 Déc - 9:55

* Oh... * souffla Cléopâtre.

Mathilde, après avoir tout lâché comme on se débarrasse d'un fardeau, attendit la réponse du jeune homme qui mit un certain temps à venir. Il semblait quelque peu... perdu, et Mathilde le comprenait tout à fait, seulement le corps chaleureux et soudé des Résistants n'était pas toujours ça, et pour le moment en l'occurrence, elle venait tout juste de lever l'ancre et elle était pressée. Autrement dit, elle n'avait pas que ça à faire que de consoler un pauvre malheureux qui ne savait pas quoi faire de sa vie et de ses mains. Il lui avoua avec un certain... regret ? qu'il n'était pas possédé, et Mathilde vit en lui l'espoir d'une personne libre de ses idées et de ses actes, qui ne risquerait en aucun cas de perdre le contrôle de ses mouvements ou de ses paroles.

* Tu crois que je pourrais te trahir, s'enquit Cléopâtre avec une certaine raideur.
- Sincèrement ? Non. J'ai confiance en toi, et je sais que tu es attachée à la Résistance.
- Ah... * fut soulagée instantanément la dernière Reine d'Egypte.

Le jeune homme semblait hésiter plus que jamais à dire ce qu'il pouvait faire et pourquoi il avait rejoint la Résistance. Mathilde prit son regard triste comme un appel au secours et elle lui attrapa la main. La sienne était chaude, tandis que celle de Sebastian était moite et froide. Le capitaine promena tendrement son pouce sur la paume du jeune homme et le regarda dans les yeux. Finalement, l'homme se redressa, la dévisagea lui aussi, et lui avoua qu'il avait besoin de se racheter. Mathilde trouvait que c'était une mauvaise excuse, ou du moins elle était mal formulée. Si on faisait quelque chose de mal, tant pis, on ne devait pas regretter. Si on l'avait fait, il y avait bien une raison, non ? Maintenant, il fallait aller de l'avant, et suivre ses envies. Apparemment, lui souhaitait rejoindre le camp des battants.

* Ah... * fit Cléopâtre comme si elle venait de saisir quelque chose.

- Nous ne sommes pas des Bisounours, ne crois pas non plus que nous ne soyons les méchants de l'histoire. Si je suis sévère, stricte et autoritaire, je le dois. Tu comprends ? J'ai un cœur aussi. Et si tu as fait quelque chose que tu regrettes, c'est le poids des remords qui te tirera vers le bas. Songe à l'avenir en pensant que tu peux être utile, que tu peux faire quelque chose de bien. Ne laisse pas le mal te mener au lieu du bien.

* Tu n'en as pas marre de dire des bêtises ? demanda la dernière Reine d'Egypte.
- Je sais ce que je dis, Cléopâtre. Bien plus que tu ne le crois.
- Oh...
- Tu n'en as pas marre des onomatopées ?! * s'énerva Mathilde et l'autre ne répondit rien.

La jeune femme se leva, rangea sa chaise et se tourna vers un bureau à l'ancienne, en bois brun et doré, et elle glissa une petite clef de la même couleur argent que la serrure dans celle-ci. Ne cachant pas les nombreux dossiers et trésors empilés-là, elle tira du fond d'un petit tiroir un paquet de feuilles blanches qu'elle tendit au jeune homme.

- Hum... Prends-ça. Tu sais dessiner, tu viens de dire ? Alors je compte sur toi pour te rendre à la Tour Blanche, une fois arrivés à Port Elizabeth, et je sais que tu pourras nous dessiner la structure du bâtiment. Pour ce qui est du reste de la mission, je demanderai d'abord aux généraux s'ils sont d'accord. Tu veux bien ?

Elle lui sourit... timidement ? Étrange, venant d'elle.

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MessageSujet: Re: Un cas à part [Mathilde]   Mar 1 Déc - 19:18

Cette femme, Mathilde si j'avais bien retenu, remarqua sans problème mon mal être. En même temps, il aurait fallut être idiot pour ne pas le voir. Je remarqua aussi que le fait de ne pas être possédé n'était pas un soucis, c'était même tout le contraire. C'est vrai que, ne pas avoir une autre personne dans la tête permettait d'être plus libre. Mais, pouvait-on être vraiment libre dans ce monde? Libre de ses pensées, oui sans doute. Alors dans ce cas, être une personne "normale" était une bénédiction. Bien que non possédé, j'avais quand même un certain lien avec les esprits, je les "sentais", oui c'était ça. Mais je ne voulais pas trop m'aventurer sur ce terrain, qui sait? Peut être que cela amènerait un esprit dans mon corps, et je ne voulais pas d'un mort pour compagnon, ah ça non jamais!.
Mes pensées vagabondaient et ce fut un contact bien plus chaud que ce que j'avais imaginé qui me ramena à la réalité. La jeune femme avait pris ma main qu'elle caressait du bout du pouce. J'étais perplexe face à ça, je ne m'y attendais pas. Je leva un sourcil interrogateur vers elle.

- Nous ne sommes pas des Bisounours, ne crois pas non plus que nous ne soyons les méchants de l'histoire. Si je suis sévère, stricte et autoritaire, je le dois. Tu comprends ? J'ai un cœur aussi. Et si tu as fait quelque chose que tu regrettes, c'est le poids des remords qui te tirera vers le bas. Songe à l'avenir en pensant que tu peux être utile, que tu peux faire quelque chose de bien. Ne laisse pas le mal te mener au lieu du bien.

*Ah! Facile à dire! J'aimerais t'y voir moi si tu étais la cause du malheur de ta soeur!* Que pouvait-elle savoir de ce que je ressentais? Avait-elle connu la perte d'êtres chers? Sans doute, comme nous tous. Avait-elle connu la souffrance d'être celui qui provoque le malheur de la personne à qui l'on tient le plus au monde? On ne peut pas connaître la souffrance de quelqu'un, tant qu'on ne l'a pas connu soi-même. Tout ça à cause de ces foutus esprits! Je ne les aimais pas et ne leur accordais aucune confiance. Je planta mes prunelles couleur chocolat dans celles de mon interlocutrice. J'y vis comme une lueur, une petite flamme, minuscule, presque invisible. Lena avait la même depuis qu'elle était possédée. Était-ce là la forme que prenaient les esprits? Je m'attarda sur cette flamme mais n'y vis rien de plus. Un jour peut être, oui peut être, que j'arriverais à voir au delà.

Elle s'éloigna pour aller ouvrir un vieux meuble d'où débordait des dossiers. De très nombreux dossiers. Elle farfouilla au fond du tiroir pour en sortir des feuilles blanches qu'elle me tendit.

- Hum... Prends-ça. Tu sais dessiner, tu viens de dire ? Alors je compte sur toi pour te rendre à la Tour Blanche, une fois arrivés à Port Elizabeth, et je sais que tu pourras nous dessiner la structure du bâtiment. Pour ce qui est du reste de la mission, je demanderai d'abord aux généraux s'ils sont d'accord. Tu veux bien ?
Un petit sourire éclaira son visage, ce qui m'adoucis un peu. Je pris les feuilles et jeta un dernier regard vers ses yeux auburns. Rien, la lueur n'était plus là. Je cligna des yeux et cessa de la fixer ainsi, mon comportement n'étant pas des plus correct. Je lâcha simplement:

-Bien, capitaine Baudelaire.

Des milliers de questions fusaient dans ma tête, et la plus grande d'entre elle m'échappa:

-Comment pourrais-je seulement vous faire confiance à vous ou aux autres? A moins que la confiance ne soit pas de rigueur, et que seule compte l'efficacité?

Comment? C'était bien la question. Comment faire confiance à quelqu'un qui n'était pas libre de ses pensées, de ses actes? L'esprit pouvait très bien prendre possession de son corps, de sa voix pour dire ce qu'elle ne pensait pas. Mathilde elle-même avait fait sous-entendre que ce genre de chose se produisait. C'était compréhensible après tout. Quoi de plus normal pour un mort que de vouloir goûter de nouveau à la vie?
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MessageSujet: Re: Un cas à part [Mathilde]   Mer 2 Déc - 18:58

Mathilde tendit les papiers vierges au jeune homme qui opina du chef avec un petit retard tout de même... Comme s'il voulait savoir s'il n'avait pas rêvé, si la capitaine n'avait pas été douce et gentille ne serait-ce qu'un instant ? Il ne sembla pas trouver sa réponse, et Mathilde ne fit rien pour lui démontrer le contraire. Elle ne devait pas être trop gentille, il saurait plus tard faire la différence entre gratitude silencieuse et indifférence, mais pour le moment elle ne voulait pas lui faciliter la tâche. Il devait être capable d'identifier les humeurs des autres de lui-même, ce serait peut-être son boulot un jour, dans la Résistance. Il la fixait du regard sans bouger, et elle ne lui fit pas remarquer que c'était impoli mais s'il avait été une autre personne, nul doute qu'elle l'aurait fait, et assez sèchement d'ailleurs. Non mais, quelles manières que de regarder une personne ainsi dans les yeux de cette façon ?

* Tiens, je crois qu'il m'a vue, remarqua Cléopâtre sur le ton de la badinerie.
- Pardon ?
- Je te disais qu'il m'avait vue. Tu as des petits reflets dorés dans ton iris, quand tu es tournée vers la lumière ou le soleil. Les personnes non possédées n'ont pas ce reflet. Je pense que c'est une façon involontaire pour nous, esprits, de nous manifester.
- Mais... Comment sais-tu ça ?
- Je le sais, c'est tout. Depuis que je suis arrivée, je constate ceci sur tous les gens que tu croises : d'un côté les non-possédés avec des iris normaux, et de l'autre les possédés qui ont une sorte de... lueur dorée, si tu veux, expliqua calmement la dernière Reine d'Egypte avec une sorte de recul... comme si elle se fichait totalement de ce qu'elle racontait.
- Si tu me l'avait dit plus tôt, j'aurais eu moins de mal à gérer les menteurs à propos d'absence d'esprit lors des interrogatoires !
- En l'occurrence lui a fait le contraire : il s'est fait passer pour un possédé.
- On s'en fiche, ça c'est réglé.
- OK. Mais fais gaffe, maintenant. *

Mathilde chassa Cléopâtre de ses pensées personnelles et observa le jeune homme, lequel venait de lâcher une question qui, apparemment, l'embêtait. C'était à propos d'une soit-disant... confiance à vous ou aux autres et à une... efficacité ? Mathilde fronça les sourcils et eut un pas en arrière.

- Sebastian, nous sommes une famille. J'ai confiance en chacun de mes hommes. Je ne te connais pas, mais l'avenir me dira si je dois te faire confiance à toi aussi ou si je dois me débarrasser de ton imposture. Nous combattons les partisans pour éliminer leur cruauté et leur soif de pouvoir. Crois-tu que notre but soit justement le pouvoir ? L'efficacité dont tu parles, c'est une manière de se rendre utile, rien de plus. Ta simple présence prouve ton appartenance à notre famille. A toi de choisir si tu veux rester ou si tu préfères partir. Mais regarde-moi dans les yeux. Penses-tu que je puisse trahir ma famille ?

Lui parler de confiance, c'était comme l'insulter, à elle, qui avait adopté tous ces hommes, tous ces anciens au passé peu valeureux, elle qui les aimait et les soutenait. Elle n'était pas Mère Therésa, elle était juste elle, mais elle savait qu'elle ferait tout pour eux. De même qu'ils se tueraient 100 fois chacun pour elle. C'était une des valeurs fondamentales de la Résistance. Comment douter en cette confiance qui reposait sur chacune des épaules comme un voile de protection ? Ils étaient unis. Ils étaient un. Ils ne pouvaient se trahir. Et ils savaient aussi très bien comment punir les espions de l'autre camp...

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MessageSujet: Re: Un cas à part [Mathilde]   Mer 2 Déc - 21:11

La réponse à ma question ne tarda pas.

- Sebastian, nous sommes une famille. J'ai confiance en chacun de mes hommes. Je ne te connais pas, mais l'avenir me dira si je dois te faire confiance à toi aussi ou si je dois me débarrasser de ton imposture. Nous combattons les partisans pour éliminer leur cruauté et leur soif de pouvoir. Crois-tu que notre but soit justement le pouvoir ? L'efficacité dont tu parles, c'est une manière de se rendre utile, rien de plus. Ta simple présence prouve ton appartenance à notre famille. A toi de choisir si tu veux rester ou si tu préfères partir. Mais regarde-moi dans les yeux. Penses-tu que je puisse trahir ma famille ?

Et cette réponse me fit sourire. Non pas d'amusement, mais plutôt ironiquement. Que je la regarde hein? Oh je n'avais fais que ça. Mais puisqu'elle le désirait, alors j'allais le faire. Je m'approcha d'elle, jusqu'à pratiquement la toucher. Je la dépassais d'une bonne tête, si ce n'était plus, et je me pencha jusqu'à sentir son souffle sur mon visage. Encore une fois je plongea mon regard dans le sien. La lueur n'était pas là, sans doute l'esprit s'était-il retiré.

-Je te regarde, Mathilde. Et je vois qu'en effet tu n'est pas du genre à trahir ta famille, Comme moi, elle est ce qui t'es cher, tu ne l'abandonnerais pour rien au monde. Mais malgré ça, il m'est impossible de te faire confiance. Je n'ai rien contre toi en particulier, seulement pour moi, tu ne seras jamais toi. Tu partages ton corps et tes pensées avec quelqu'un d'autre, cet esprit peut être l'Abbé Pierre en personne que mon avis sur lui ne changerais pas. Je ne peux pas faire confiance à un esprit. Peux-tu comprendre ça? Qui me dit qu'un jour, au cours d'une dispute, il prenne le contrôle de ton corps sans que tu ne puisse l'en empêcher et te pousse à commettre des erreurs graves? Qui me dit qu'à l'instant même où je te parle, ce n'est pas lui qui me répond?

Je pensa alors à Abby, la jeune rockeuse que j'avais rencontré. Cette fille possédé par Kurt Cobain. Elle perçait dans cette voie difficile qu'était la chanson pourtant...je ne pouvais m'empêcher de penser qu'elle le devait surtout à cet esprit. Il en allait ainsi, j'avais du mal à faire confiance à une personne "normale", alors quelqu'un de possédé...
Je m'écarta de la jeune femme, me rendant compte que mon comportement était plus d'irrespectueux envers ma supérieure., et je repris un ton plus détaché.

-Sachez que je ne suis pas un traître. Considérer la Résistance comme ma famille m'est impossible pour le moment. Je sais que mes propos peuvent vous faire douter de ma loyauté, et je n'ai aucun moyen de vous prouver ma bonne foi. Mais comme je l'ai dis, j'ai mes raisons pour que le monde redevienne tel qu'il était, et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour cela, je donnerais ma propre vie! Quand aux esprits...je vous le dis tel que je le pense: ils devraient retourner de la où ils viennent. Peut-être est-ce la volonté de certain d'entre eux, mais il subsistera toujours un doute en moi quand à leur sujet.

Je devrais pourtant me faire à leur présence, et même être obligé de travailler avec eux. Cependant, travailler ne veut pas dire apprécier, et encore moins leur faire confiance.
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Mathilde Baudelaire
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MessageSujet: Re: Un cas à part [Mathilde]   Jeu 3 Déc - 16:19

Mathilde vit l'homme sourire et il perdit toute trace de timidité, ou même de tristesse. Il ressemblait maintenant à un gars sûr de lui et dont la compagnie ne semblait plus aussi agréable. La capitaine Baudelaire se raidit instantanément lorsqu'il se leva, se rapprocha d'elle, et la surplomba de par sa taille car il était, évidemment, plus grand qu'elle. Elle ne bougea pas, ne lui fit en aucun cas le plaisir de reculer, ce qui aurait été un signe d'infériorité, et leva la tête pour continuer à le regarder dans les yeux. Il semblait... comment dire... amusé. Un côté mesquin déformait son visage à la fois viril et enfantin. Il lui parla, avec un semblant de haine dans le cœur et dans ses mots, comme s'il cherchait un ennemi à qui les adresser, à qui les cracher.

- Les esprits ne sont pas forcément mauvais, Sebastian ! Si j'étais morte, penses-tu que je puisses être une autre personne que moi-même ? Penses-tu que la mort puisse me changer et faire de moi un monstre ? Tu es ingrat, Sebastian, et tu parles d'une chose dont tu ignores tout. Si tu étais possédé, tu le saurais, les esprits sont bons. Certains sont mauvais, je te l'ai dit, mais n'existe-t-il donc pas des hommes non-possédés qui sont mauvais également ? Tu te trompes de rangement, Sebastian. Et à ta place, je réviserai mon jugement au plus vite, parce que tu risques de perdre beaucoup en t'engageant sur cette voie.

* Comme tu lui as cloué le bec ! Félicitations, Mathilde.
- Cléopâtre, je veux surtout qu'il ne se mette pas des bêtises en tête. S'ils continuent à croire tes semblables méchants, il va se tromper d'ennemi et frapper la mauvaise personne ! Est-ce que tu saisis ? Les Partisans ont pas mal d'espions non-possédés, et j'ai peur que Sebastian préfère leur faire confiance à eux. Ce serait dangereux pour tout le monde, crois-moi. La haine envers les esprits n'amène qu'au malheurs.
- Tu m'aimes ?
- Oui. Tu es une partie de moi, maintenant, même si je ne le voulais pas initialement. Et même si je me battais contre toi, tu serais moi quand même. Rien n'est fait par hasard Cléopâtre, j'en suis certaine. *

Mathilde recula pour le contourner et le jaugea d'un regard sévère. Elle n'avait plus aucune sympathie pour lui, et contrairement à ce qui l'aurait pu croire, ce n'était pas la colère de Cléopâtre que l'on lisait sur son visage de poupée, mais bel et bien sa propre colère, la sienne, à elle, au capitaine Mathilde Suzanne Prune Baudelaire , et à elle seule !

- Si tu ne peux pas faire confiance aux esprits du passé, Sebastian, comment peux-tu te permettre de te regarder en face dans un miroir ? Toi aussi un jour tu mourras. Et si les évènements font que, sans le vouloir, tu doives retourner dans le corps d'un vivant, comment te sentiras-tu ? Sois honnête envers toi-même. Éprouveras-tu de la culpabilité, de la joie, de l'indifférence ? Crois-tu que ces esprits ne soient plus des hommes ? Ils ont juste connu une nuit beaucoup plus longue que nous et ils viennent de se réveiller dans un corps qu'ils avaient le vague sentiment d'avoir quitté. Pense aux femmes qui deviennent des hommes. Pense aux enfants qui deviennent des vieillards. Pense aux gentils qui deviennent des méchants. Tout cela, et contre leur gré, contre leurs volontés. Ils sont encore plus désorientés que nous, j'en suis persuadée. Et ce que tu reproches aux esprits, c'est un argument à blanc. Ils n'ont rien fait, ils sont innocents ! Ton coeur n'est pas ouverts aux hommes qui te tendent la main, alors va-t-en. Laisse-toi sombrer comme tu laisses tomber les autres qui t'appellent. Et quand tu auras trouvé ce que tu cherches sans le savoir, reviens me voir. Pas ta supérieure Prune Baudelaire, non. Reviens-me voir, moi, Mathilde.

* Ce ne serait pas un peu... brusque et méchant ?
- Non. Qu'il aille se faire voir. J'ai toujours détesté les gens qui ont des préjugés et des aprioris, des haines sans buts ni raisons. Il en a. Il rentre donc dans le lot.
- Tu es sûre que c'était bien quand même ?
- Certaine. *

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MessageSujet: Re: Un cas à part [Mathilde]   Jeu 3 Déc - 20:57

Chacune de ses paroles, de ses phrases, me firent l'effet d'une gifle. Mais cela ne changeait rien, je ne pouvais pas faire confiance à quelqu'un, possédé ou non, c'était au dessus de mes forces. La trahison était la pire des choses, ce que je redoutais le plus au monde. Je n'aimais pas les esprits, c'était vrai, je voulais qu'ils retournent à leur repos éternel. Quand à m'imaginer à leur place, elle avait marqué un point sur ce coup là. J'aurais sans doute voulu retourner à mon sommeil, je me serais sentis tellement mal d'être dans le corps d'un autre. Pourquoi avaient-ils fait ça? Pour ne pas disparaître? Mais, n'étaient-ils pas déjà plongés dans le néant? La plupart d'entre eux avaient pourtant gagné l'immortalité, grâce à l'histoire, grâce à la mémoire des vivants.
Tout ça me dépassait, la seule dont j'étais certain, c'est d'éprouver une violente répulsion à leur égard. Devait-elle pour autant me le reprocher? Et si elle était à ma place, sa vision des choses ne serait-elle pas différente? Je ne savais pas ce qu'elle ressentait, oui, mais elle non plus! La colère, mais aussi la tristesse, et surtout, un profond sentiment de solitude m'envahirent. La colère pour ce qu'elle me disait, la tristesse pour ce monde qui n'était plus le mien, la solitude pour être le seul justement, à ne pas être possédé. Plus exactement, personne ne pouvait comprendre ce que je ressentais.
Ma première véritable expérience avec une possédée...je n'en tirais qu'une seule conclusion: se taire et ne pas donner son avis sur la question. Ces gens n'étaient pas comme moi, on ne pouvaient pas se comprendre.
Minute, ce n'était pas une forme de racisme? Non, du moins je l'espérais.

Toute cette histoire me vrillait la tête, je sentais mon sang pulser dans mes tempes, à tous les coups j'allais avoir une migraine. Je n'aimais pas du tout cette ambiance, quand à Mathilde, je ne savais pas où la ranger. Comme toujours dans ce genre de situation, je me retranchais, préférant éviter le conflit. Nos idées étaient très différentes, mais à l'avenir je les garderais pour moi. Je soupira avant de lancer, mes feuilles à la main:

-Je ferais les dessins comme demandé, le plus fidèlement possible. Maintenant si vous le permettez, capitaine, j'aimerais aller à ma cabine.
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MessageSujet: Re: Un cas à part [Mathilde]   Ven 4 Déc - 9:59

Mathilde le dévisagea d'un regard noir et le trouva si loin d'elle... Si loin de ses idées, de ses pensées ! Comme s'il pesait sur elle, et, de ses certitudes, l'étouffait. Elle n'arrivait plus à réfléchir et éprouvait encore de la haine, une haine saine et pure, celle de la justice, certes, mais une haine quand même, et les combattants du bon côté ne devraient pas ressentir des sentiments aussi mauvais, aussi... empris de violence et de mépris. Elle devait se ressaisir à tous prix, changer de comportement, se montrer plus ouverte aux avis extérieur... Mais c'était sa faute ! C'était lui qui n'était pas ouvert d'esprit aux autres pensées, et dans tous les sens du terme ! Quels préjugés pouvaient faire de lui un homme aux idées claires ? Aucun ! Comment pouvait-il insulter et détester les esprits revenants alors qu'il n'en avait aucun dans sa tête pour fournir les arguments du mal ! Il n'avait aucun droit, pas un seul ! Il était seulement raciste, une nouvelle forme de raciste, car une nouvelle forme humaine différente à détester.

* Tu es injuste envers lui, Mathilde. calme-toi. Il ne sait pas de quoi il parle, ce n'est pas grave, tenta Cléopâtre d'une voix douce.
- Justement ! Il ne sait rien sur rien ! C'est un imbécile !
- Mais ce n'est pas sa faute... Regarde tout ce que nous avons fait à cette planète, il a raison de nous haïr.
- Ce n'était pas votre faute à vous non plus ! Vous n'avez rien demandé ! Et cet idiot n'y comprend rien ! Il croit que vous tuez des millions de gens, mais vous êtes des hommes et des femmes comme nous ! Il vous manque seulement un corps.
- Nous avons déclenché de nouvelles guerres, reprises celles pour lesquelles nous étions morts. Nous avons continué nos boucheries anciennes. Nous avons volé certaines personnes. Certains vivants n'ont pas la faculté de bouger, comme toi, ils sont prisonniers à l'intérieur-même de leur propre corps.
- Ce n'est pas mon cas ! Et vous ne l'avez pas voulu sciemment, bon sang ! Avant votre arrivée, les guerres et les massacres existaient aussi, on les camouflait seulement aux yeux de pas mal de gens ! Il y a toujours eu des méchants et des gentils, mais nous sommes tous les deux à la fois ! Est-ce que tu comprends, toi, Cléopâtre ? Nous sommes tous mauvais, et il n'en sait rien !
- Je comprends ta fureur, Mathilde, mais tu devrais te calmer. Tu es capitaine du Belladona, montre-le. *

Mathilde, raidie jusqu'au plus profond de sa moelle osseuse, posa ses deux mains à plat sur le bureau et garda le regard vague un moment. Quand elle discutait avec Cléopâtre, la plupart du temps, elle restait connectée avec la réalité et faisait plusieurs choses à la fois. Hors, à ce moment-même, poussée par la rage et la colère, elle avait préféré fuir le monde réel pour s'exiler dans sa tête avec Cléopâtre. Et cela devait renforcer Sebastian dans l'idée que les possédés étaient trop différents de non-possédés. Mais sur le coup, elle s'en fichait, de son avis. Elle voulait juste se calmer, retrouver bonne figure. C'était la première fois qu'elle s'énervait autant pour aussi peu. Était-ce à cause de Cléopâtre ? Elle s'en fichait aussi.

- Va, tu es libre pour l'après-midi. Si tu sais cuisiner, tu pourras peut-être donner un coup de main à Antoine et Ardance dans la soirée, ou demain dans la matinée, mais ne te sens pas obligé. A deux, ils s'en sortent bien, je crois. Pour ta cabine, tu prendras la n°72. Tu peux lui donner un autre nom, elle est à toi, fais juste attention à ne pas laisser le hublot ouvert quand tu n'y es pas, les mouettes et les goélands aiment bien s'y installer.

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MessageSujet: Re: Un cas à part [Mathilde]   Ven 4 Déc - 13:53

Les yeux dans le vague, la jeune femme semblait être en grande conversation avec son esprit. De quoi parlaient-elles? Sûrement de moi, mais je m'en foutais pas mal à cet instant. J'avais l'impression de m'être mal fait comprendre, et au vu de la fureur qui émanait d'elle, Mathilde devait se sentir insultée. Et c'était moi qui avais l'esprit fermé aux autres opinions? Je refoula mon ressentiment et attendis.
Je pris mon pendentif et l'ouvris pour me permettre dans la contemplation des deux visages qui me souriaient. Si ils avaient été là, ils sauraient quoi faire. Quand à ma soeur, je ne pouvais plus compter sur elle. Depuis qu'elle était possédée, le lien qui nous unissait s'était brusquement fragilisé. Quand l'esprit prenait possession de son corps, elle était comme schyzophrène, complètement folle et mettait sa vie en danger. Avec le temps, elle avait réussit à imposer sa volonté à l'esprit de Diana, mais cela ne l'empêchait pas de prendre le contrôle parfois. Et quand cela arrivait...Partir m'était devenu très difficile si je ne savais pas une personne auprès de ma soeur. Malheureusement, la plupart de mes amis étaient possédés eux aussi, ou morts.

- Va, tu es libre pour l'après-midi. Si tu sais cuisiner, tu pourras peut-être donner un coup de main à Antoine et Ardance dans la soirée, ou demain dans la matinée, mais ne te sens pas obligé. A deux, ils s'en sortent bien, je crois. Pour ta cabine, tu prendras la n°72. Tu peux lui donner un autre nom, elle est à toi, fais juste attention à ne pas laisser le hublot ouvert quand tu n'y es pas, les mouettes et les goélands aiment bien s'y installer.

Je referma le pendentif et hocha la tête, sans lever les yeux. La main sur la poignée de la porte, j'ajouta simplement:

-Bien, je ferais le petit-déjeuner demain matin.

J'hésita un instant, un pied déjà dans le couloir. Devais-je m'excuser? Mais de quoi? D'avoir des idées différentes? De ne pas être possédé? Non! C'était hors de question! Je referma la porte derrière moi et me rendit à ma cabine.
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